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Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

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vendredi 9 novembre 2007

Écoquartier de Fribourg : de l’empreinte à l’intime

Imaginez… Vous habitez un écoquartier, dans un logement passif. Vous travaillez à deux pas, votre voiture est aux oubliettes. Votre meilleur ami a été embauché à la boutique associative voisine, créatrice d’emplois. Des jardins collectifs prolongent le spectacle des vignes alentour. Le tissu social est stimulant et les enfants ont leur place au cœur de la cité. Vous ne rêvez pas… Fribourg l’a fait !

Partez habiter dans un écoquartier de Fribourg. Que se passe-t-il ? Votre empreinte écologique baisse. En effet, l’accès à des services pauvres en énergie grise et peu consommateurs d’énergies fossiles est facilité, à commencer par le bâti. En effet, dans le quartier Vauban, aucune construction ne consomme, pour l’eau chaude et le chauffage, plus de 65 kWh/m²/an, conformément à la règlementation mise en place par la municipalité dans les années 90. Des mesures incitatives ont favorisé les bâtiments à basse énergie (55kWh/an/m²), passifs (moins de 15 kWh/an/m² pour le chauffage), ou à énergie positive : de nombreux toits hébergent des panneaux solaires, qui fournissent près de 65 % de l’électricité utilisée par le quartier, le reste étant produit par la centrale à cogénération.

Déplacements limités

La mobilité, gros poste d’émission de GES, a été conçue autour du concept de quartier des courtes distances. Habitat, travail, services et équipements sont toujours assez proches pour se passer d’automobile, devenue un choix parmi d’autres et non plus une contrainte. Arrêts de bus et de tramway sont à moins de 500 m des logements et des lieux de travail, un peu plus centraux que les deux parkings situés à la périphérie. Le tramway rallie le centre de Fribourg en dix minutes. L’intérieur du quartier est débarrassé de l’omniprésence des autos qui ne peuvent y stationner que brièvement.

Si vous avez vraiment besoin d’une voiture, inutile d’en être propriétaire. Seize véhicules sont mis à disposition par l’association de partage automobile : il suffit de réserver sur Internet. La location d’une camionnette de 10 m3 pendant sept heures vous coûtera 38 euros. Pour remplir le réservoir d’essence ou de gaz, une carte posée dans la boîte à gants remplace votre porte-monnaie à la station service.

Une boutique de produits biologiques se trouve au rez-de-chaussée du Sonnenschiff, bâtiment regroupant bureaux et commerces. Vous pouvez aller faire vos courses à la boutique associative, la Quartiers Laden. En devenir membre signifie bénéficier de réductions et participer au maintien d’emplois locaux. Le restaurant Süden propose trois menus cuisinés avec des produits régionaux et biologiques : végétalien, végétarien et classique, pour 6 à 8 euros. Le restaurant est situé dans une ancienne caserne de l’armée française rénovée. La bâtisse fait office de mairie annexe et accueille nombre des activités associatives du quartier. Face à elle, la Grand-Place, où se tient chaque mercredi le marché de producteurs locaux.

Paysages intérieurs

Comme cela est arrivé à Alice, vous avez diminué… Mais le second changement, perceptible depuis l’intérieur des logements, tient du relationnel avec la nature. L’urbanisme a été conçu autour de la préservation des vieux arbres et des biotopes préexistants. Les jardins collectifs et particuliers, au sol ou suspendus, créent une liaison avec les vignes et les collines. Les limites entre parcelles, de même qu’entre ville et nature, sont peu marquées. Cette relation dedans-dehors constitue le motif récurrent de l’habitant de Vauban, et en particulier du Solarsiedlung, le lotissement solaire.

Il existe un lien cohérent entre la photosynthèse des arbres de la réserve contiguë et la production énergétique des toits solaires. Les grandes baies vitrées, orientées au sud, s’ouvrent sur un extérieur omniprésent. Dedans, ce sont vos convictions écologiques, votre éthique ; dehors votre mode de vie, votre cadre quotidien. Ces continuités font écho aux continuités élémentaires – telle celle de la succession des saisons – et remplacent les ruptures permanentes de quartiers et de villes pensés comme des abstractions hors sol pour des habitants dépourvus de corps. Et comme par hasard, ici, l’indice de fécondité est l’un des plus élevé d’Allemagne…

Elsa Gueziel

Cet article est issu du dossier "Ecologie du bâti" de La Baleine n°151 - Septembre 2007. Pour consulter La Baleine en ligne, cliquez-ici



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RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


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- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


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Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



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- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


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- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

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- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

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CHAMPS LIBRES
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Commission Vivre ensemble :
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Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

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Commission Education - Emploi :

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Commission Environnement :
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Réunion du bureau du collectif :
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Commission Culture :

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Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006