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Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

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vendredi 28 septembre 2007

Comité riposte : mise au point des Verts

Les Verts s’étonnent des déclarations de certains responsables politiques étant donné le courrier que vous trouverez ci-joint qui leur a été adressé le vendredi 21 septembre 2007. Ils rappellent la position de notre mouvement présentée lors de la réunion de comité Ripostes du mardi 18 septembre 2007.

L’opposition des Verts aux politiques du gouvernement de Nicolas Sarkozy est sans faille.
Pour autant, la gauche ne doit pas s’exonérer d’un bilan de la période précédente. Et au-delà d’une stricte opposition, elle doit s’employer à créer les conditions de l’élaboration d’une alternative.


Cécile Duflot,
Secrétaire nationale des Verts




Courrier du vendredi 21 septembre 2007 adressé partis du comité Riposte

Chers amis et chères amies,

Lors de la rencontre de mardi dernier, Michel Bock, Patrick Farbiaz, Jérôme Gleizes et Philippe Sour qui représentaient les Verts et Régions et Peuples Solidaires vous ont expliqué le sens de leur participation en tant qu'observateurs engagés. Pour nous, la déclaration signée mardi soir n'entrait pas dans le cadre du comité Ripostes mais rappelait un engagement commun que nous envions déjà pris ensemble contre la proposition gouvernementale des franchises médicales et les nouvelles lois sur l’immigration, et dénonçait les dernières déclarations du Président de la République.

Nous acceptons volontiers le débat entre nous et c'est la raison pour laquelle les Verts ont participé au forum de la fête de l'Humanité. Mais avant d'entrer dans une démarche d'actions communes, nous souhaitons que soit tiré le bilan du comité Ripostes. À nos yeux, celui-ci est contrasté. Ce comité n'a pas permis d’empêcher la victoire de Nicolas Sarkozy, de notre point de vue parce qu’il s’est essentiellement centré sur une riposte purement oppositionnelle, ne construisant pas l’alternative solidaire nécessaire. Le président de la République a fait cette semaine des annonces particulièrement inquiétantes pour l'avenir de notre système social, et hier soir, il se complaisait encore dans le rôle du rassembleur, unique titulaire d'un projet. Il faut réagir avec force, celle d'un projet de société alternatif. C'est évidemment cela qu'attendent nos concitoyens, et c'est aussi ce qui nous a manqué pour gagner les dernières élections.

C'est pour cela que nous ne participerons pas à la réunion de ce soir car aucun ordre du jour ne nous a été transmis, uniquement une proposition de déclaration commune, malgré notre demande pressante de prendre le temps de faire un bilan et d’établir une méthode de travail commune. Nous faisons comme si rien ne s'était passé, aucune réflexion sur les erreurs commises : malgré la victoire de la gauche et des écologistes aux dernières élections régionales, nous n'avons pas pu confirmer cette victoire à l'élection présidentielle alors que le gouvernement et la politique appliquée étaient les mêmes.

Nous ne souhaitons pas continuer de participer à des mises en scènes médiatiques comme mardi soir. Nous souhaitons par contre participer avec enthousiasme avec tous ceux et celles qui le souhaitent à la construction d’une véritable alternative en 2012. Cela passe évidemment par la mise en avant, dès maintenant, d’un projet constructif opposé aux projets destructeurs de la droite. Pour être crédible, cette mise en avant commune doit se faire sur la base d'un projet véritablement partagé et débattu. Où en sommes nous aujourd'hui sur le productivisme, les institutions, la diversité culturelle, l'immigration, la fiscalité, l'énergie, l'agriculture, la santé... ?

Il ne s'agit pas bien sûr de fondre nos différences en un groupement superficiel qui tenterait de singer le parti unique de la droite (et sa totale absence de vie démocratique), mais bien de présenter honnêtement à la société ce qui nous rassemble, ce que nous pouvons faire ensemble, comment nos différences s'articulent de manière cohérente en un projet qui donne confiance et garantisse l'avenir.

Cette proposition, Les Verts l'ont faite le 26 août à Quimper lors de leurs journées d'été avec des «travaux pratiques». Ceux-ci s'accommodent mal de la médiatisation et des effets d'annonce. Nous avons besoin certes de lutter ensemble pour éviter que notre pays ne connaisse une régression sociale sans précédant, et nous serons heureux de nous retrouver le 29 septembre au Gymnase Jappy pour redire notre opposition déterminée aux franchises qui sont de fait une volonté de privatiser le système de santé français en l’habillant cyniquement de la lutte contre Alzheimer, mais nous avons aussi besoin de travailler ensemble sans que cela ne devienne un enjeu quasi «publicitaire» avec un contenu a minima.

J'espère que nous trouverons rapidement le moyen d'organiser cette confrontation d'objectifs et de méthode. Nous serions heureux de savoir si vous accepteriez de faire avec nous ce travail de bilan et de perspective.

Amicalement,

Cécile Duflot
Secrétaire nationale des Verts

Gustave Alirol
Président de Régions et Peuples solidaires

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RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


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- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


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Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



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- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


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- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

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- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

...........................................L'image “http://www.evreux.fr/upload/rubriques/dcouverte260.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


CHAMPS LIBRES
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Commission Vivre ensemble :
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Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

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Commission Education - Emploi :

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Commission Environnement :
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Réunion du bureau du collectif :
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Commission Culture :

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Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006