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Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

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vendredi 27 avril 2007

Un projet en politique agricole : refonder le pacte entre agriculture et société

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Refonder le pacte entre société et agriculture pour des territoires vivants et une alimentation saine

L'objectif est de passer d'un modèle agricole européen productiviste et industriel à un modèle conçu par et pour les consommateurs européens et non plus vers l'exportation (sauf pour certains produits typiques). L'horizon visé à long terme est une agriculture à Haute Performance Environnementale (HPE), sur tout le territoire, issue :
  • de techniques inspirées de l'agriculture biologique, permettant de réduire drastiquement engrais et pesticides ;

  • de l'élevage non industriel, herbager et associé à la polyculture ;

  • de systèmes de cultures annuelles équilibrés et diversifiés;

  • de systèmes de cultures pérennes intégrés.

Pour ce faire, changer la gouvernance en agriculture…

Je souhaite voir associer à parité dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles les associations de protection de l'environnement, de consommateurs, des élus locaux, et des agriculteurs.

Le ministère gérant l'agriculture ne doit plus décider unilatéralement des critères de développement des territoires. Il est nécessaire de développer une vraie coopération entre les ministères en charge de l'environnement, de l'agriculture et de la santé. Les chambres consulaires, les institutions satellites influençant l'évolution de l'agriculture doivent associer élus, environnementalistes et consommateurs à leur fonctionnement. Par ailleurs, pour tenir compte de la diversité des territoires et permettre un lien plus direct entre agriculteurs et élus, la gestion des aides doit être régionalisée, les contrats entre agriculteurs et collectivités, favorisés, dans le sens de la gestion du bien commun.

Et soutenir une réforme de la PAC en 2013

Pour développer l'agriculture HPE, je proposerai trois types d'aides dans les limites du budget actuel :

· Une aide forfaitaire par emploi identique pour chaque exploitation, plafonnée

· Des aides environnementales générales liées à la production moyennant le respect de règles structurelles : chargement faible, assolements diversifiés, exclusions de certaines pratiques et produits ; ces aides seraient plafonnées et dégressives.

· Des aides environnementales spécifiques, type mesures agri-environnementales actuelles, gérées par les régions, sur la base de vrais contrats, négociables par le paysan, en fonction de son propre territoire, sur la base d'objectifs généraux.

En attendant, il faudra aménager la politique agricole dans les marges de manoeuvres imparties :

· Aides progressives en fonction des efforts environnementaux et plafonnées par actif sur la base d'une notation des pratiques ; saisir les marges ouvertes par l'application de l'article 69 de la PAC.

· Aide de base équitable fonction du nombre d'emplois par exploitation.

· Mise en œuvre sérieuse de la conditionnalité : surfaces de compensation écologique, chargement animal, véritable diversité des rotations, baisse réelle de la toxicité des intrants.

· taxation renforcée sur les pesticides à hauteur de 30 à 50%

· Transparence des prix et baisse de la TVA sur les produits biologiques

· Soutien des filières de transformation et de distribution de l'agriculture biologiques

· Réforme profonde de l'enseignement agricole et des orientations de la recherche agronomique dans le sens des pratiques respectueuses de l'environnement

· Sensibilisation, éducation, formation des citoyens, des élus et des cuisiniers sur la question de l'équilibre alimentaire et l'intérêt d'une agriculture de qualité.

· Soutien financier et organisationnel des formes associatives et coopératives mettant en oeuvre des pratiques respectueuses de l'environnement

· Soutien à la restauration scolaire approvisionnée par des produits locaux et respectueux de l'environnement.

· Prise en charge du coût du contrôle annuel de certification « agriculture biologique » par L'État et non par l'agriculteur comme c'est le cas aujourd'hui.

Pour instaurer les conditions de la rupture agricole, une nouvelle Loi d'Orientation Agricole
sera
basée sur trois idées clef :

· Un nouveau mode de gestion de l'agriculture basée équitablement sur les consommateurs, les agriculteurs et les protecteurs de l'environnement ;

· Le respect des ressources naturelles et écosystèmes, de la diversité biologique ;

· La relocalisation des productions en tenant compte d'une répartition diffuse des filières animales, et comprenant la mise en place de circuits commerciaux courts et de valorisations non alimentaires respectueuses des milieux.

Cette loi interdira les cultures d'OGM en plein champ et réformera le droit sur les échanges de semences, de façon à encourager la sélection dans les fermes et la biodiversité cultivée.

Par rapport à la relocalisation, les circuits courts seront encouragés de façon à rapprocher consommateurs et agriculteurs, de limiter les dépenses d'énergie avec la réouverture de laiteries, d'abattoirs, d'ateliers locaux de première transformation, la labellisation de la production fermière.

Cette loi d'orientation encouragera la généralisation de la méthanisation des déchets fermentescibles et la production d'agrocarburants de proximité respectant l'environnement dans une logique de transformation locale et d'utilisation décentralisée.

Cette loi réorganisera les filières animales, de façon à tendre vers l'autonomie régionale en protéines, la dispersion de l'activité sur le territoire et de reconstituer la fabrication locale de fumier nécessaire à l'enrichissement du sol.

Elle érigera le bien-être animal en principe de base.

La filière fruits et légumes sera soutenue en raison de son rôle essentiel et diététique dans une alimentation saine pour tous, de son efficacité en termes d'emploi et des difficultés engendrées par la saisonnalité.

Sur le plan social, cette loi réformera les charges sociales et la retraite agricoles et favorisera une juste gestion du temps de travail en agriculture créatrice d'emplois.

Jacqueline FIHEY
Candidate des Verts aux législatives
1ère circonscription de l’Eure

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RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


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- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


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Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



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- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


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- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

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- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

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CHAMPS LIBRES
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Commission Vivre ensemble :
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Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

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Commission Education - Emploi :

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Commission Environnement :
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Réunion du bureau du collectif :
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Commission Culture :

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Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006