visites de visiteurs
L'image “http://blogvert.lesverts.fr/images/bandeau.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

_____________________________________________

lundi 26 novembre 2007

Les Verts modifient leur fonctionnement pour une "nouvelle ère"

Les Verts, réunis ce week-end en "Parlement" à Saint-Denis, ont pu modifier leurs règles de fonctionnement intérieur sans drame, un premier pas dans leur "rénovation" tant attendue où ils voient l'occasion d"'ouvrir une nouvelle ère". (AFP)

"C'est un vrai succès, parce qu'on a franchi trois haies : l'Europe, la réforme, le budget", commentait dimanche Cécile Duflot, secrétaire nationale.

Ainsi, les Verts ont voté à plusieurs reprises massivement :

à 77% pour juger qu'il était "préférable" de ratifier le Traité européen modifié,

à 71% pour modifier leur fonctionnement intérieur.

Cette dernière modification fait, selon Cécile Duflot, disparaître les "scories de fonctionnement".

Un conseil politique de 35 membres assurera la coordination de la parole publique des Verts et il y aura plus de transparence dans les modalités de désignation de la direction nationale.

Désormais, les adhérents voteront directement pour les listes de candidats à la direction.

Les modifications de statuts devant forcément être votées par les adhérents, un référendum est prévu en décembre : les 8.200 adhérents devront se prononcer sur la simplification de l'adhésion, directement sur internet pour amener une ouverture du parti, et l'allongement du mandat de la direction de deux à trois ans.

Cependant, le référendum comprend une question loin d'être tranchée : l'abaissement de 60 à 50% de la majorité pour l'adoption des décisions de toutes les instances nationales (conseil national, collège exécutif...).


Alors que le Grenelle de l'environnement a notamment posé aux Verts la question de leur espace politique, ce référendum marque une deuxième phase du processus de "rénovation", qui aboutira à une "convention d'écologie politique" en 2008.


dimanche 25 novembre 2007

De l'énergie verte pour les particuliers !

Le 1er juillet prochain, tous les consommateurs d'électricité pourront quitter l'opérateur historique et choisir un fournisseur alternatif.
Enercoop est aujourd'hui le seul opérateur à proposer une offre vraiment différente, respectueuse de l'environnement, et à impliquer dans son fonctionnement l'ensemble des acteurs, du producteur au consommateur.

Reconnue d'utilité sociale et d'intérêt collectif depuis 2005, entreprise solidaire depuis 2007, la coopérative Enercoop propose une offre de fourniture d'électricité 100 % d'origine renouvelable.

Au-delà du simple fait de commercialiser de l'électricité verte, l'initiative d'Enercoop permet de profiter de cette nouvelle liberté donnée aux consommateurs pour mettre en avant une consommation durable de l'énergie.

Le fonctionnement démocratique d'Enercoop, qui repose sur le principe coopératif d'un associé = une voix, a d'ores et déjà convaincu plus de 600 membres, parmi lesquels on trouve des associations de défense de l'environnement, des professionnels des énergies renouvelables et de nombreuses personnes sensibilisées au développement durable.

La coopérative Enercoop garantit le réinvestissement des bénéfices dans de nouveaux projets de maitrise de l'énergie et des moyens de production d'énergie propre. Son but non lucratif (rémunération du capital plafonnée, pas de plus-value pour les membres) confère à Enercoop une dimension de service public et un objectif de réappropriation démocratique du secteur énergétique.

Nous appelons donc toutes celles et ceux qui partagent ces convictions à se faire le relais de cette opportunité qui s'offre à tous de contribuer concrètement et simplement à l'essor des énergies renouvelables.

Dès le 1er juillet, faites le choix Enercoop, le choix d'un véritable développement durable, et faites-le savoir autour de vous en diffusant ce courriel à vos proches !

Pour en savoir plus :

Site internet d'Enercoop - www.enercoop.fr

Wikipedia - fr.wikipedia.org/wiki/Enercoop

Témoignage d'Ecocert, consommateur professionnel depuis janvier - www.ecocert.fr/Ecocert-choisit-l-electricite.html

Plus de témoignages - www.enercoop.fr/index.asp?ID=462

Les membres d'Enercoop - http://www.enercoop.fr/index.asp?ID=397&id_sous_menu=30



samedi 24 novembre 2007

A quand de véritables négociations ?

LA POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY MONTRE AUJOURD’HUI SES LIMITES
avec la convergence des grèves des trois fonctions publiques (État, territoriaux, hospitaliers), des cheminots, des électriciens, des gaziers, des étudiants et d’autres secteurs professionnels.

LES VERTS SONT PARTISANS D’UNE NÉGOCIATION GLOBALE

pour tenir compte des salaires, des primes, du temps de formation, des évolutions de carrière, de l’âge de départ à la retraite et des conditions de travail. Il faut prendre en compte toutes les activités de la personne (chômage, formation, reprise d’études, emplois précaires, Nous sommes pour une logique de revenu garanti sur tous les de la vie et pour un transfert croissant des cotisations de la masse salariale vers ajoutée de l’entreprise.

Le discours et la méthode de la multiplication des promesses sans suite du Président de la République montrent aujourd’hui leurs limites.
Le gouvernement refuse d’affronter la réalité du quotidien de nos concitoyens : baisse du pouvoir d’achat parmi les classes moyennes, paupérisation continue et accélérée des précaires, hausse continue des produits pétroliers due à la baisse inéluctable des ressources en pétrole, hausse des produits agricoles car le réchauffement climatiques a entraîné une réduction mondiale des productions agricoles.

Mais les actes du gouvernement sont aussi là : 15 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus riches, 22 900 emplois supprimés dans la fonction publique inscrits dans le budget 2008, dont 11 000 dans l’éducation nationale, négociation partielle des régimes spéciaux (rien par rapport à celui des militaires, des commerçants et d’autres), franchises médicales, augmentation de 172 % du salaire du président... la liste est longue de mesures antisociales.

La négociation brutale du gouvernement oblitère la possibilité du consensus. Le déficit cumulé des régimes de retraite en 2007 s’élève à 5 milliards d’euros et le surcoût lié aux régimes spéciaux par rapport au régime général n’est que de 2 milliards d’euros. L’État vient d’en dépenser 15 en baisses d’impôts pour les plus riches.

L’attaque contre la fonction publique en la privant de moyens humains entre dans la logique de démantèlement du modèle social français mis en place après la seconde guerre mondiale, comme l’a dit crûment Denis Kessler (ancien n° 2 du MEDEF), dans le journal Challenge du 4 octobre 2007 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (...) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... À y regarder de plus près, (...) il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. (...) Prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. (...) Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !(...) »

Les Verts s’opposent à la méthode autoritaire et médiatique de négociation du gouvernement Sarkozy/Fillon. Il est temps de construire un nouveau compromis social préservant notre modèle social de solidarité, et non ce modèle basé sur la charité et au bénéfice des plus riches que nous propose ce gouvernement.

vendredi 23 novembre 2007

Mauvais temps pour les OGM au sein de l’Union Européenne

Le commissaire européen chargé de l’environnement Stavros Dimas a confirmé publiquement le 22 novembre son intention de donner un avis négatif concernant la demande d’autorisation de culture de deux OGM: le maïs Bt11 de Syngenta et le maïs 1507 de Pioneer. Leur culture a toutefois reçu un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) en 2005. «Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes», a déclaré Stavros Dimas, dont la position avait déjà filtré à la fin octobre mais n’avait jamais été confirmée par l’intéressé. D’après l’AFP, le commissaire souhaite invoquer le principe de précaution car des doutes sont apparus dans le cadre d’études scientifiques sur les effets à long terme de ces deux variétés de maïs transgéniques, en particulier les impacts sur des «organismes non ciblés» tels que des oiseaux. Stavros Dimas a également fait part de son inquiétude quant aux effets sur des espèces de papillons comme le monarche, et sur d’autres insectes.

Le même jour, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a accordé un délai supplémentaire à l’Union européenne pour qu’elle lève l’interdiction d’importation d’OGM actuellement appliquée en Autriche. Selon Reuters, un porte-parole de l’OMC a annoncé que l’Union aurait ainsi jusqu’au 11 janvier pour se conformer aux règles de l’OMC, alors que la date du 21 novembre avait été fixée auparavant. Les pays producteurs d'OGM ayant porté plainte à l'OMC (Etats-Unis, Argentine et Canada) auront le droit de proposer des mesures de représailles si l’interdiction est maintenue.

jeudi 22 novembre 2007

Journée mondiale du Climat : 8 décembre 2007

De Grenelle à Bali, agissons contre le changement climatique

Du local au global,
agissons contre le changement climatique !

- -30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

  • Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes...) ;
  • Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
  • Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires.
PDF - 191.7 ko
Journée mondiale du Climat : 8 décembre 2007
Manifestation à Paris

Les fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto. Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

mercredi 21 novembre 2007

Audition des Verts par la Commission du livre blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale

Cécile Duflot sur un sujet qui concerne au premier chef un parti non violent


Sénat, salle Médicis, le 15 novembre 2007




Les principaux objectifs du nouveau Livre blanc

  1. L’actualisation de l’analyse prospective de notre sécurité et de l’environnement international ainsi que, en conséquence, l’actualisation des missions assignées aux forces armées et à nos moyens de sécurité ;
  2. La définition d’une stratégie globale de défense et de sécurité nationale. Il s’agit du premier Livre blanc à intégrer la défense et la sécurité nationale dans un même document politique (pour mémoire, en 1972 comme en 1994 c’est un Livre blanc sur la défense qui avait été remis au président de la République). Le périmètre des travaux du futur Livre blanc a été élargi à la sécurité nationale, afin d’inclure l’ensemble des domaines qui concourent à l’organisation de l’Etat face aux crises et qui peuvent affecter les intérêts fondamentaux de la nation ;
  3. La redéfinition des capacités nécessaires pour atteindre ces objectifs et remplir ces missions ;
  4. Les restructurations et les réformes indispensables permettant de retrouver la cohérence nécessaire entre les besoins, les financements et le cadre général de nos finances publiques ;
  5. Une réforme en profondeur du ministère de la Défense et de l’Etat pour les adapter à l’ensemble de ces objectifs.

mardi 20 novembre 2007

Trois petites heures pour casser le Code du Travail

Mardi 4 décembre, aura lieu à l'Assemblée nationale la discussion du projet de loi, déjà adopté par le Sénat, de ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au code du travail.

L'ordonnance qui se voulait une simplification technique des lois relatives au travail pour faciliter la lecture du Code s'est transformée en épuration du droit pure et simple :

-l'ordonnance restreint le domaine de la loi (et donc du contrôle du parlement) en transférant des disposition au domaine réglementaire ;

-elle multiplie les codes du travail par catégories de salariés - source d'inégalités futures de la loi par catégories ;

-elle supprime les peines de récidive pour de nombreuses infractions des employeurs ;

-elle porte, en matière d'hygiène et de sécurité, la responsabilité des salariés à niveau égal de celle des employeurs ;

-elle insère le droit de grève dans la partie « négociation collective » alors que le droit de grève est constitutionnel et donc non négociable ;

-elle déplace les articles relatifs à la durée du travail qui figuraient dans les « conditions de travail » dans la partie « salaires » ;

-elle ouvre la porte à l'ouverture des hypermarchés alimentaires le dimanche matin et aux dérogations au repos hebdomadaire en fonction des besoins du public.

Pour ce qui est de la « simplification » du Code du Travail, c'est raté : il y avait 1.891 articles auparavant. Le code compte désormais 3.652 articles !

Pour examiner la loi de ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007, la conférence des présidents n'a prévu que trois heures de discussion, en dépit des demandes du groupe de la Gauche démocrate et républicaine pour que le Parlement puisse avoir un débat à la hauteur de la refonte du droit du travail.


dimanche 18 novembre 2007

FUITE EN AVANT ET CERCLE VICIEUX

Lettre ouverte aux Maires du Département de l'Eure

GEHN (Guichainville Environnement) répond à la lettre d'information diffusée par le Président du SETOM aux Maires du Département de L'Eure :

Un Troisième four d’incinération
Telle est la proposition qui vous a été faite dans la lettre d’information que vous avez reçue du SETOM.

Au-delà des chiffres que l’on fait briller, il faut aussi regarder la réalité.
On vous parle d’optimisation du Centre de Guichainville ?

Soit on a gaspillé les deniers publics en lançant la réalisation d’une installation de deux fours non adaptés à la situation, soit on a menti à la population en sachant qu’il en faudrait un troisième pour assurer la rentabilité du centre.

Donc que les dés étaient pipés ! On comprend mieux pourquoi le SETOM prévoyait des taux de collecte et de tri si faibles. Contrairement à ce que nous annoncions. Le vide de four actuel - de 12 000 à 15 000 tonnes, soit 16 % de la capacité du site – nous donne raison tous les jours. Et la zone de collecte est déjà plus grande que celle initialement prévue.

Fuite en avant : Nous ne remplissons pas nos deux fours, construisons un troisième
Dans la foulée du Grenelle de l’environnement le SETOM aurait plutôt dû vous proposer de participer à un schéma de collecte et de tri sélectif ambitieux, prenant en compte, entre autres, les engagements de la Grande Distribution de diminuer les emballages.

Cercle vicieux ? Le site de Guichainville a été officiellement choisi pour sa proximité avec le quartier de la Madeleine, afin de pouvoir lui fournir de la chaleur avec ses deux fours. Aucune installation de raccordement n’a jamais été faite pendant la construction du site. Maintenant on justifie un troisième four pour réaliser ce chauffage.

Cercle vicieux toujours : pour réduire la production de CO2, produisons plus de fumées (1 500 000 m3/jour pour 2 fours, soit 2 250 000 m3/jour pour 3) ce qui augmente les résidus ultra polluants (REFIOM), les cendres volantes en micro particules, les mâchefers utilisés en sous couches de routes ou pour remblayer zones humides et plateformes industrielles, aggravant ainsi la dissémination environnementale de la pollution.
Nous ne parlerons pas des tours de passe passe : de la production de compost sur le site, dans des bâtiments à l’efficacité tant vantée, à sa dissémination « dans la campagne » car le process n’est pas maîtrisé (odeurs !).

Une société privée, soutenue par une structure censée œuvrer pour le bien public vous propose d’aller à l’encontre des décisions des élus du Conseil Général, des résultats des études de leurs experts, des associations de médecins et de scientifiques (indépendants eux), des textes réglementaires interdisant les « ballades » routières des déchets, bref de l’orientation générale de la société civile qui incite à un moratoire et à d’autres méthodes alternatives.
Tout cela pour améliorer sa rentabilité. Sur les deniers publics. A vous de choisir !


samedi 17 novembre 2007

Voici un exemple réel des bienfaits du bouclier fiscal:

Un retraité dispose de revenus annuels de 723.000 euros, constitués essentiellement de revenus fonciers (loyers) et de revenus financiers.

Il paye un total d'impôts et de taxes de 477.000 euros (impôt sur le revenu, impôt sur la fortune, contributions sociales).

L'effet du bouclier fiscal va lui restituer... 116.000 euros.

Pas de commentaires...



vendredi 16 novembre 2007

DE QUIMPER À L'ALTER MUNDI

Après l'appel aux travaux pratiques lancé en clôture des Journées d'été de Quimper et notre courrier adressé aux forces de gauche le 21 septembre manifestant notre volonté de construire un projet alternatif à celui mis en œuvre par Nicolas Sarkozy, les Verts ont participé mardi 13 novembre dernier à la première réunion du groupe de liaison et d’échange de la gauche et des écologistes.

À notre initiative, cette rencontre s'est déroulée dans un lieu symbolique :
l'Alter Mundi Café, une entreprise d'insertion de restauration bio et équitable.

Des réunions préparatoires thématiques ont précédé cette matinée qui doit initier, espérons-le, un nouveau cycle politique après les deux échecs consécutifs à la Présidentielle. Il ne s'agit pas de produire des tracts d'opposition à Sarkozy mais de construire un projet ; il ne s'agit pas de masquer nos divergences mais de consolider des convergences, de mieux expliquer nos différences et, soyons optimistes, de faire comprendre que le projet de transformation sociale du XXIe siècle doit être écologiste. Il ne s'agit pas de faire des happening pour répondre par l'image à la détresse de ceux qui ne se résignent pas à la politique du président Sarkozy mais de produire du contenu, dans la durée ; il ne s'agit pas de “classiquement conclure le déjeuner par une déclaration commune très générale n'engageant à rien”, mais bien de rompre avec ce qui a prouvé son inefficacité, n'en déplaise à Alain Krivine ; il ne s'agit pas non plus de travailler à une fédération mais de préparer les conditions de la résistance à la politique de Nicolas Sarkozy et du succès d'un projet alternatif lors des prochaines échéances électorales nationales. De Quimper à l'Alter Mundi, la route est cohérente, de l'Alter Mundi à 2012 elle sera longue et c'est dès maintenant qu'il faut s'y mettre.

C'est finalement un peu par hasard que cette première réunion s'est tenue à la veille d'un grand mouvement social dans une rue Jean-Pierre Timbaud
– beau symbole – inhabituellement noire de journalistes. Et c'est très logiquement avec les nuances qui nous sont propres que nous avons dénoncé devant la presse la brutalité de la méthode présidentielle et le risque qu'il faisait porter sur le système social français en général et à son système de retraite en particulier.

CÉCILE DUFLOT
secrétaire nationale des Verts

jeudi 15 novembre 2007

Culture : six axes à mettre en œuvre en pleine mutation

Six axes de politique culturelle à mettre en œuvre nous paraissent en pleine mutation et inter-dépendants :

1) Premier axe :
Une prise en compte sérieuse, complète et intégrée de toutes les pratiques artistiques ou culturelles des citoyens (éducation artistique, pratiques amateurs, ateliers “professionels-amateurs”, l’art en milieu scolaire ou en entreprises, etc...).

2) Deuxième axe :
Tout ce qui concerne l’articulation “création/innovation/diffusion”. Justifier sans ambiguïté le soutien public à la création, l’objectif de la création, le partage de la création.
Associer et responsabiliser les citoyens au processus de soutien à la création, de la manière la plus directe possible.

3) Troisième axe :
Une révision des cahiers des charges des établissements sur l’articulation “équipements-équipes”. Pas d’aménagement du territoire sans acteurs de l’aménagement. Des nouveaux lieux, certes, mais pour les confier à qui, et pour faire quoi ?

4) Quatrième axe :
Une vision rénovée et intégrée du patrimoine, du tourisme, du dialogue inter-culturel, sans sous-entendus conservatistes, communautaristes ou marchands, sans appauvrissement, sans “ré-écriture de l’Histoire”.
Le contemporain, c’est le patrimoine de demain. Et nous sommes tous des “touristes culturels”...

5) Cinquième axe :
Un programme intégré de relations extérieures mêlant l’intra-régional, l’inter-collectivités, l’international, la coopération décentralisée.
Plus de jumelages, des compagnonnages. Plus de relations pyramidales bi-latérales, du multi-latéral partout et tout le temps, ici et là-bas.

6) Sixième axe :
La création de plate-formes permanentes et “optimisantes”
d’échanges “inter-directions” au sein de la collectivité, autour du fait culturel (on affirme qu’il est dans toutes les sections des collectivités...). Difficile, mais incontournable...


mercredi 14 novembre 2007

Découpage judiciaire : la chronique de Colm

Retrouvez chaque jour la chronique de Colm sur le blog Champs Libres, le blog le plus actif de la campagne municipale d'Évreux.

mardi 13 novembre 2007

L’économie verte c’est la qualité de vie

Comment concilier décroissance et revendications salariales ? Comment convaincre de la nécessité de produire mieux et moins ceux qui veulent gagner plus ? Pascal Canfin, journaliste à Alternatives Economiques, tente d’articuler la vision écologiste avec la nécessité de prendre en compte les préoccupations immédiates du plus grand nombre.

La façon dont on aborde l’économie, traditionnellement chez les Verts, c’est en remettant en cause le « toujours plus, » et le binôme dans lequel nous sommes qui est : société du travail, société de consommation. Il faut travailler si l’on veut consommer, et comme pour consommer il faut un revenu, et que pour avoir un revenu il faut travailler... la boucle est bouclée.

Ce qui fait l’immense majorité des réflexions sur l’économie porte sur la société de consommation, la société du travail, et pour mettre tout ça sur une dynamique positive en termes quantitatif, il faut de la croissance.

C’est de cette façon que le débat économique se pose, et nous, nous sommes en décalage par rapport à ça. Décalage idéologique, par rapport à la question de la valeur travail, et aussi décalage pragmatique.

Ce qui est intéressant, c’est que l’on a des indicateurs alternatifs, qui existent depuis une vingtaine d’années, développés notamment par les Nations Unies mais aussi par la Commission Européenne. Aux Etats-Unis on a un suivi de ces indicateurs alternatifs depuis une vingtaine d’années, parallèlement au PIB.

On voit que la courbe du PIB aux USA ne cesse d’augmenter, mais l’indicateur du bien-être, depuis vingt ans stagne, voire diminue. C’est-à-dire que l’on a une déconnection de notre bien-être social, collectif, par rapport à la création de richesses strictement économiques et financières.

Par exemple, en 35 heures un salarié français crée beaucoup plus de valeur ajoutée qu’un salarié chinois en 60 heures. Car nous incorporons dans notre travail plus de capital, plus de savoir faire, plus de formation, ce qui fait que on est plus productifs en 35 heures, on crée plus de valeur ajoutée, qu’un chinois en 60 heures.

C’est un premier argument qui justifierait que nous travaillions moins. Ou que si l’on travaille plus que l’on diminue notre productivité. Je n’ai pas entendu dire que si nous travaillons plus cela allait diminuer notre productivité, car évidemment lorsque les entreprises ont mis en place un système de production elle ne vont pas en changer par ce que vous allez travailler deux heures de plus.

Dans ce cadre là, cela justifierait que l’on soit un peu en dessous en terme d’horaire de travail, mais ce n’est pas le cas. Lorsque l’on regarde au niveau global les heures travaillées et que l’on divise par le nombre de personnes qui travaillent, on est dans la moyenne des pays « riches » c’est-à-dire des pays de l’OCDE.

Nous ne sommes pas des fainéants - au contraire nous sommes les plus productifs au monde. Et en terme de temps de travail nous nous situons au milieu. Contrairement à ce qu’a dit Sarkozy dans le débat avec Royal, partout le temps de travail continue de diminuer. Aux USA, en Allemagne, au Japon cela continue à diminuer, car on fait des gains de productivité chaque année, et une partie de ces gains de productivité sont réaffectés à la diminution du temps de travail.

La diminution du temps de travail peut-être organisée de deux façons : soit par le marché, soit par le dialogue social ou l’Etat, les politiques publiques.

Avec le marché, certains travaillent trois heures, cinq heures dix heures, et d’autres travaillent 42 ou 45 heures. Aux USA on a des ouvriers dans l’industrie qui travaillent 42 heures, et des millions de travailleurs pauvres dans les services, qui travaillent 5, 10 ou 15 heures.

Si on laisse faire le marché, on peut avoir comme cela une certaine forme de réduction du temps de travail. Les emplois qui sont créés sont des emplois à 15 heures, pas des emplois à temps plein, donc la durée du travail par emploi diminue, mais de manière inégalitaire, non satisfaisante, précarisante.

Cela prouve bien tout de même que la durée moyenne d’un emploi diminue, spontanément, dans l’économie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.

Et puis il existe la façon « de gauche » d’organiser ce phénomène, qui est de dire : évitons que les uns doivent travailler 42 heures et doivent payer des baby-sitter et ne voient pas leurs enfants, et que d’autres qui travaillent 15 heures aient des revenus de deux ou trois cent euros à la fin.

Essayons de revoir comment on peut construire des dispositifs collectifs qui organisent - pas le couperet qui tombe. Forcément c’est un peu plus compliqué, c’est un peu plus contraignant, mais en même temps, cela permet de faire moins de précarité, d’obtenir une meilleure articulation de la vie personnelle et de la vie professionnelle.

Face à l’économique, nous sommes face à deux projets de société et deux façons d’agir sur ce phénomène.

Nous avons pour la première fois un exemple dont nous pouvons nous enorgueillir, car il a été très fortement porté par les verts au Parlement européen, c’est la directive Reach, qui est entrée en vigueur le 1er juin, il y a quelques jours.

Elle dit à l’industrie chimique : « vous pouvez produire où vous voulez vos substances, en Inde, en Chine, au Brésil, mais vous ne pouvez pas vendre sur le marché de l’Union Européenne si vous ne respectez pas les contraintes posées par cette directive. »

Contraintes que nous estimons insuffisantes, mais qui ont le mérite d’exister.

Cela a demandé trois ans, quatre ans de lobbying énorme pour en arriver là. C’est probablement la législation la plus ambitieuse au niveau mondial.

Il y avait justement un chantage aux délocalisations, et la façon de dépasser ce chantage - que l’on aura en permanence si l’on dit si vous produisez en France, en Europe, vous serez soumis à telle contrainte, si vous produisez au Brésil vous n’êtes pas soumis à la contrainte - c’est de changer la façon dont on légifère pour passer d’une législation du site de production à une législation d’accès au marché.

Cela a effectivement été un peu vidé de sa substance parce que c’est tellement fort, tellement contraignant, que le MEDEF et ses équivalents en Europe ont fait un lobbying monstrueux.

Pourquoi est-ce que cela a quand même tenu ? Parce qu’il y a eu une alliance entre les syndicats et les ONG environnementales. C’est cette alliance qui a tenu en permanence, portée notamment par les verts au Parlement Européen. Nous y sommes la quatrième force politique, donc cela a un poids, même si avec les nouveaux pays entrants nous avons perdu un peu en proportion.

La façon dont nous abordons les questions économiques, est en décalage par rapport à la façon dont les autres partis l’abordent. Décalage qui est positif dans la mesure où il nous permet d’avoir un regard critique, mais qui est parfois perçu comme étant tellement décalé qu’il est « hors sol » en quelque sorte.

Tout l’enjeu dans la campagne, malgré cette volonté propre aux verts de critiquer les catégories économiques, que cela soit le PIB, la croissance, la consommation, c’est quand même d’y rentrer - sans se perdre - et de montrer comment des politiques « écolos » permettraient quand même d’augmenter l’emploi, d’augmenter le revenu, d’augmenter le pouvoir d’achat.

C’est compliqué, il faut tenir la ligne, être à la fois en décalage car on veut critiquer la façon dont l’économie fonctionne aujourd’hui, poser la question du sens poser la question des finalités, de la mesure de la richesse, et en même temps dire, si on avait les clés en matière économique, cela ferait plus d’emploi, plus de revenu, plus de pouvoir d’achat.

J’ai eu au téléphone un candidat vert qui va être interrogé ce soir sur le pouvoir d’achat. Doit-on rentrer dans cette notion de pouvoir d’achat où il y a deux mots très intéressants, qui sont liés, et que nous réfutons ?

Doit-on dire « non seulement on a rien à dire sur le pouvoir d’achat nous les écolos mais en plus on est contre ? »

Ou devons nous dire, on part de ça, et on dit à la fin : « est-ce que consommer c’est être plus heureux ? Est-ce que vous êtes plus heureux si vous avez un deuxième écran plat ? »

La question du sens, qui repose la question du pouvoir, il ne faut surtout pas l’abandonner, mais elle ne peut être que seconde dans le discours.

A partir du moment où nous n’arrêtons pas de dire que le PIB est un mauvais indicateur quand il croît, se donner comme objectif de faire décroître le PIB, alors que nous disons que c’est un mauvais indicateur, c’est assez paradoxal.

Nous sommes plutôt sur une logique de croissance de l’indicateur de développement humain, de bien être, un indicateur X, que l’on aura choisi, qui sera l’indicateur international ou français ou européen, peu importe, mais qui sera un indicateur qualitatif.

C’est cela que nous voulons faire croître, le bien être, la qualité de vie.

Et nous voulons faire décroître l’empreinte écologique. Nous savons très bien que pour parvenir au facteur quatre il faut faire pleins de progrès techniques, plein d’innovations, mais il faut aussi consommer moins en terme d’unité.

Il faut que chaque bien produit soit plus écolo, mais il faut aussi qu’à la fin il y ait un peu moins de biens consommés, sinon on n’y arrivera pas suffisamment par rapport aux enjeux.

Tout l’enjeu c’est de populariser, de montrer, de crédibiliser le fait que l’on peut faire croissance du bien être, et réduction de l’empreinte écologique.


Pascal Canfin

auteur de L’économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas

lundi 12 novembre 2007

Décroissance : De quoi, comment , pourquoi ?

La position des Verts est sans ambiguïté, elle résulte de trois motions ponctuelles votées en décembre 2004, lors de l’Assemblée Fédérale de Reims.

  • Anticiper : parmi les grandes menaces globales, la plus immédiatement dommageable est la crise des hydrocarbures. Anticiper les « nouvelles obligations » par un apprentissage de la sobriété ...

  • Crises environnementales 2, que faire ? : Eviter de subir : seule la mise en place anticipée de mesures contraignantes adaptées, pourtant inexorables, peut permettre d’éviter la loi du plus fort, le chaos, la guerre, à l’heure des pénuries.


- Sur le site de la comission Economie-Social-Services Publics des Verts






dimanche 11 novembre 2007

Défendre l’agriculture paysanne face aux SAFER


Le 4 juillet dernier, à l'appel du Groupement des Agriculteurs Bio du Limousin, une centaine de militants d'organisations associatives, syndicales ou politiques (Amis de la Terre, Confédération
Paysanne, MODEF, ATTAC, Verts...) était rassemblée devant la mairie de Saint-Vaury (Creuse) pour soutenir un jeune maraîcher bio contre la SAFER.

Stéphane, maraîcher, souhaitait en effet acheter trois hectares d’une exploitation voisine de 50 hectares pour obtenir la surface minimale d’installation et accroître sa production arboricole, en
plein essor, notamment grâce au développement de la restauration collective bio locale. Or, un Groupement Agricole d'Exploitation en Commun (GAEC) de quatre associés disposant de 180 hectares en élevage bovin et porcin conventionnel demandait à acquérir toute l'exploitation. Le 27 juin, le Comité technique de la SAFER (Société d'Aménagement Foncier et d'Etablissement Rural) s'est exprimé en faveur du GAEC. Malgré la mobilisation, l'avenir du jeune maraîcher est incertain et demeure suspendu au réexamen du dossier, en septembre, par ledit Comité.

Accentuation des disparités

Cette affaire illustre le décalage entre le discours officiel donnant la priorité aux installations et à la diversification, et la politique d'agrandissement quasi-systématique promue par les organisations syndicales majoritaires. Le résultat est clair : plus de la moitié des fermes faisait moins de 50 hectares il y a trente ans, aujourd'hui, on en compte à peine 15%. De même, les exploitations de plus de 150 hectares représentent aujourd'hui 28% du parc agricole national, contre 9% en 1979. Dans ce contexte, on peut s’interroger sur la place consacrée à une agriculture biologique et paysanne, respectueuse de l'environnement, des hommes et des territoires.

Initiatives locales

Une réforme du système de gestion et d'attribution des fermes en vente est donc urgente. Mais en attendant de desserrer l'étau des syndicats productivistes sur les instances agricoles, des
alternatives sont prises pour les jeunes souhaitant s'installer, notamment en bio.

Ainsi les communes du pays du Grand Pau ont acheté des terres pour y créer des « fermes relais » à l'initiative du CIVAM Béarn. Des consommateurs ont fait de même au travers d'associations telles que Terre de liens ou les Associations Régionales pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural créées par la Confédération Paysanne, et qui accompagnent l'installation de jeunes. Aujourd’hui, seules ces initiatives portent l’espoir.

Maxime CAILLON

samedi 10 novembre 2007

Quotas : 25 000 Expulsés


Retrouvez chaque jour " La chronique de Colm " sur le blog de Champs Libres http://champslibres.wordpress.com/


vendredi 9 novembre 2007

Écoquartier de Fribourg : de l’empreinte à l’intime

Imaginez… Vous habitez un écoquartier, dans un logement passif. Vous travaillez à deux pas, votre voiture est aux oubliettes. Votre meilleur ami a été embauché à la boutique associative voisine, créatrice d’emplois. Des jardins collectifs prolongent le spectacle des vignes alentour. Le tissu social est stimulant et les enfants ont leur place au cœur de la cité. Vous ne rêvez pas… Fribourg l’a fait !

Partez habiter dans un écoquartier de Fribourg. Que se passe-t-il ? Votre empreinte écologique baisse. En effet, l’accès à des services pauvres en énergie grise et peu consommateurs d’énergies fossiles est facilité, à commencer par le bâti. En effet, dans le quartier Vauban, aucune construction ne consomme, pour l’eau chaude et le chauffage, plus de 65 kWh/m²/an, conformément à la règlementation mise en place par la municipalité dans les années 90. Des mesures incitatives ont favorisé les bâtiments à basse énergie (55kWh/an/m²), passifs (moins de 15 kWh/an/m² pour le chauffage), ou à énergie positive : de nombreux toits hébergent des panneaux solaires, qui fournissent près de 65 % de l’électricité utilisée par le quartier, le reste étant produit par la centrale à cogénération.

Déplacements limités

La mobilité, gros poste d’émission de GES, a été conçue autour du concept de quartier des courtes distances. Habitat, travail, services et équipements sont toujours assez proches pour se passer d’automobile, devenue un choix parmi d’autres et non plus une contrainte. Arrêts de bus et de tramway sont à moins de 500 m des logements et des lieux de travail, un peu plus centraux que les deux parkings situés à la périphérie. Le tramway rallie le centre de Fribourg en dix minutes. L’intérieur du quartier est débarrassé de l’omniprésence des autos qui ne peuvent y stationner que brièvement.

Si vous avez vraiment besoin d’une voiture, inutile d’en être propriétaire. Seize véhicules sont mis à disposition par l’association de partage automobile : il suffit de réserver sur Internet. La location d’une camionnette de 10 m3 pendant sept heures vous coûtera 38 euros. Pour remplir le réservoir d’essence ou de gaz, une carte posée dans la boîte à gants remplace votre porte-monnaie à la station service.

Une boutique de produits biologiques se trouve au rez-de-chaussée du Sonnenschiff, bâtiment regroupant bureaux et commerces. Vous pouvez aller faire vos courses à la boutique associative, la Quartiers Laden. En devenir membre signifie bénéficier de réductions et participer au maintien d’emplois locaux. Le restaurant Süden propose trois menus cuisinés avec des produits régionaux et biologiques : végétalien, végétarien et classique, pour 6 à 8 euros. Le restaurant est situé dans une ancienne caserne de l’armée française rénovée. La bâtisse fait office de mairie annexe et accueille nombre des activités associatives du quartier. Face à elle, la Grand-Place, où se tient chaque mercredi le marché de producteurs locaux.

Paysages intérieurs

Comme cela est arrivé à Alice, vous avez diminué… Mais le second changement, perceptible depuis l’intérieur des logements, tient du relationnel avec la nature. L’urbanisme a été conçu autour de la préservation des vieux arbres et des biotopes préexistants. Les jardins collectifs et particuliers, au sol ou suspendus, créent une liaison avec les vignes et les collines. Les limites entre parcelles, de même qu’entre ville et nature, sont peu marquées. Cette relation dedans-dehors constitue le motif récurrent de l’habitant de Vauban, et en particulier du Solarsiedlung, le lotissement solaire.

Il existe un lien cohérent entre la photosynthèse des arbres de la réserve contiguë et la production énergétique des toits solaires. Les grandes baies vitrées, orientées au sud, s’ouvrent sur un extérieur omniprésent. Dedans, ce sont vos convictions écologiques, votre éthique ; dehors votre mode de vie, votre cadre quotidien. Ces continuités font écho aux continuités élémentaires – telle celle de la succession des saisons – et remplacent les ruptures permanentes de quartiers et de villes pensés comme des abstractions hors sol pour des habitants dépourvus de corps. Et comme par hasard, ici, l’indice de fécondité est l’un des plus élevé d’Allemagne…

Elsa Gueziel

Cet article est issu du dossier "Ecologie du bâti" de La Baleine n°151 - Septembre 2007. Pour consulter La Baleine en ligne, cliquez-ici



jeudi 8 novembre 2007

RENOVATION DES VERTS

Les Verts ont décidé de rénover leur fonctionnement. L’objectif de ce travail est de disposer rapidement d’un outil efficace au service de l’écologie politique. Il s’agit de rendre le parti « les Verts » plus lisible, plus ouvert, mieux armé pour porter un projet global d’écologie au niveau des enjeux actuels.

Dans la dynamique des Journées d’Eté 2007 de Quimper, où se sont exprimées des attentes précises et fortes, le Conseil National Inter-Régional de septembre a adopté une feuille de route cadrant ce travail de rénovation, assortie d’un calendrier.

Les principes généraux retenus pour ce chantier sont la rapidité de prise de décision, la nécessité de hiérarchiser les thèmes de rénovation, l’organisation des temps ultérieurs et complémentaires de réforme.

Les propositions mises en débat aujourd’hui sont issues des réflexions croisées des membres d’un comité de pilotage et complété par les éléments de propositions issus de divers participants aux ateliers de Quimper qui ont souhaité approfondir le travail engagé cet été.


Trois parties :

  • Les thèmes de la feuille de route :

Dispositions de nos statuts ou de nos divers règlements (agrément intérieurs, statuts régionaux,…) que nous proposons de modifier :

Ces modifications sont groupées en 6 parties : modalités de prise de décision (les votes des motions,…) ; modalités de désignation ; cumul de fonction ; modalités d’adhésion ; fonctionnement des instances nationales et régionales (CE, CNIR,..) ; finances.

Formes de « logiques » de la rénovation :

Selon les modes de fonctionnement pour un Conseil Exécutif redéfini, il est normal de considérer qu’un mode de désignation s’impose comme plus cohérent ; deux propositions figurent donc dans la feuille de route.


  • Les argumentaires des propositions de rénovation :

Chaque « logique » est défendue par un argumentaire global.

Globalement, plusieurs documents qui pourraient compléter la lecture de ce document figurent sur intranet (voir site des Verts).



Nous sommes conscients que la réussite de ce processus est essentielle pour la crédibilité des Verts.

Produire rapidement de la décision claire pour réduire les dysfonctionnements jugés les plus graves, rendre les Verts plus attractifs et réformer notablement les modes d’adhésion, mettre ce parti en capacité de dialoguer utilement avec tous les autres acteurs de l’écologie et de réussir la Convention d’Ecologie Politique dont nous avons voté le principe… autant de défis à notre portée, qui vont nécessité l’engagement et la capacité d’ouverture de chacun d’entre nous.


" Le Courrier des maires " lance un site dédié aux élections municipales

Les élections municipales se dérouleront les 9 et 16 mars 2008. Pour accompagner les candidats et leur permettre de mener une campagne en toute sécurité juridique, "Le Courrier des maires et des élus locaux" a créé un site Internet dédié aux élections municipales : www.electionslocales2008.fr.


Le candidat et son équipe y trouveront l'actualité de la campagne, un fonds juridique sur le financement électoral, les règles de communication en période électorale, la web campagne, etc.


Environ 200 questions/réponses, une dizaine de fiches pratiques, une base d'une centaine de jurisprudences relatives au contentieux électoral classées par thèmes et sous-thèmes répondent aux questions que tout candidat peut se poser. L'ensemble de ces contenus est accessible gratuitement, sur inscription.


mercredi 7 novembre 2007

Double peine

Je me souviens, il y a plus de 5 ans, avoir participé au collectif contre la double peine.


Après la loi sarko sur l’immigration en 2003 je pensais le risque éloigné.


Il n’en est rien… Il touche juste moins de personnes. :

Cliquer sur ce lien pour en savoir plus

Yannick POTEL


RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


..
- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


.
Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



L'image “http://ville.menilles.free.fr/photoindex/2.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


L'image “http://tcpacy.free.fr/images/LogoPacy.GIF” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

...
- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

...........................................L'image “http://www.evreux.fr/upload/rubriques/dcouverte260.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


CHAMPS LIBRES
........................................................................................
Commission Vivre ensemble :
........................................................................................
Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

........................................................................................
Commission Education - Emploi :

........................................................................................

Commission Environnement :
........................................................................................
Réunion du bureau du collectif :
........................................................................................
Commission Culture :

........................................................................................
Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006