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Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

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samedi 28 juillet 2007

Le Sarkozysme


Le Sarlozysme n'est pas une idéologie mais une méthode de pouvoir, de gouvernementalité. au service d'une idéologie qui existe par ailleurs, le néo-conservatisme. Elle est basée sur la captation des désirs, du commun des mortels et des personnes se considérant comme des personnalités et surtout considérées comme telles par Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire ayant un pouvoir symbolique ou des effets symboliques, parfois éphémères (comme Besson). Cette une nouvelle forme de gouvernementalité, en référence à Foucault complète la société de contrôle en imposant une soumission volontaire alors que dans la société disciplinaire, la soumission était imposée.

Cette machine de captation des désirs dispose de moyens importants, financiers mais surtout en termes de production d'études de communication, de panels. Tout est testé (les slogans, les propositions, les actions...) massivement et régulièrement pour connaître les attentes de la société française. A cela, on peut ajouter la soumission volontaire des journalistes, des « élites », des politiques et l'incapacité de la gauche à proposer un programme, un autre possible que celui de Nicolas Sarkozy, « Ensemble (donc avec lui), tout est possible ». Même Ségolène Royal dit que le programme socialiste était irréaliste, donc il n'est pas possible à gauche de lutter contre le réchauffement climatique, pour la réduction du temps de travail, contre les délocalisations sans baisser le taux de salaire horaire... Insinuer cela, c'est laisser penser qu'à gauche, rien n'est possible, alimenté en cela par les transfuges de « gauche ». Il y aurait peu de différence entre la gauche et la droite ; nous serions dans une nouvelle forme de gouvernementalité, gouverner serait chercher les meilleurs solutions techniques. Il n'y aurait que des faux clivages.

Une fois accompli ce travail d'absence d'utopies, la droite peut se décomplexer et gouverner par aphorisme « Travailler plus pour gagner plus », « Le développement durable, c'est la politique de croissance de l'avenir »... Plus question de contenu et donc d'idéologie, plus que de la communication. La communication comme fin en soi.

Le Sarkozysme fonctionne comme une machine à capter les désirs pour mieux les représenter, les renvoyer, donc tenter de les assouvir (ou de la faire croire) et donner le sentiment de puissance au Sarkozysme. Et c'est à lumière de cela que nous devons analyser nos propres désirs et de la manière dont ils peuvent être assimilés, instrumentalisés par Nicolas Sarkozy.

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Dans un tel contexte, ce n'est pas le contenu qui est important mais la forme. Dominique Voynet était sans doute la candidate qui maîtrisait le mieux les dossiers lors des élections présidentielles mais ce n'était pas ce qui était recherché. La confrontation télévisuelle de l'entre deux tours des présidentielles a sans doute été le plus mauvais de tous les débats présidentielles de cette nature. Les approximations étaient nombreuses des deux côtés.


Notre désir d'être sérieux, de vouloir une confrontation sur le fond avec Borloo est légitime, montrer que nous sommes en capacité de discuter d'égal à égal avec un ministre de la république, de le contester pour mieux dévoiler l'imposture du Grenelle. Mais notre rationalité n'est pas la sienne, ce n'est pas nous qui déterminons les règles du jeu médiatique. Nous les subissons et notre prétention à vouloir être meilleur que l'autre, le représentant du gouvernement ne sera jamais à la hauteur de la capacité des médias à transmettre un message plus séduisant pour le gouvernement : Rappel du titre du Monde de début juillet : « Jean-Louis Borloo lance le "Grenelle environnement"avec l'aval des Verts ».

Le temps médiatique n'est pas uniquement un temps du court terme mais aussi un temps court qui empêche des analyses développées plus longues. Et tout justement, au mois d'août, nous ne serons pas dans le temps de propositions car le Grenelle aura à peine commencé.

Jérôme Gleize

Membre du Collège Exécutif des Verts

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RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


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- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


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Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



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- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


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- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

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- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

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CHAMPS LIBRES
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Commission Vivre ensemble :
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Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

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Commission Education - Emploi :

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Commission Environnement :
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Réunion du bureau du collectif :
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Commission Culture :

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Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006