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Les Verts des Pays d'Evreux Avre et Iton

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mardi 13 novembre 2007

L’économie verte c’est la qualité de vie

Comment concilier décroissance et revendications salariales ? Comment convaincre de la nécessité de produire mieux et moins ceux qui veulent gagner plus ? Pascal Canfin, journaliste à Alternatives Economiques, tente d’articuler la vision écologiste avec la nécessité de prendre en compte les préoccupations immédiates du plus grand nombre.

La façon dont on aborde l’économie, traditionnellement chez les Verts, c’est en remettant en cause le « toujours plus, » et le binôme dans lequel nous sommes qui est : société du travail, société de consommation. Il faut travailler si l’on veut consommer, et comme pour consommer il faut un revenu, et que pour avoir un revenu il faut travailler... la boucle est bouclée.

Ce qui fait l’immense majorité des réflexions sur l’économie porte sur la société de consommation, la société du travail, et pour mettre tout ça sur une dynamique positive en termes quantitatif, il faut de la croissance.

C’est de cette façon que le débat économique se pose, et nous, nous sommes en décalage par rapport à ça. Décalage idéologique, par rapport à la question de la valeur travail, et aussi décalage pragmatique.

Ce qui est intéressant, c’est que l’on a des indicateurs alternatifs, qui existent depuis une vingtaine d’années, développés notamment par les Nations Unies mais aussi par la Commission Européenne. Aux Etats-Unis on a un suivi de ces indicateurs alternatifs depuis une vingtaine d’années, parallèlement au PIB.

On voit que la courbe du PIB aux USA ne cesse d’augmenter, mais l’indicateur du bien-être, depuis vingt ans stagne, voire diminue. C’est-à-dire que l’on a une déconnection de notre bien-être social, collectif, par rapport à la création de richesses strictement économiques et financières.

Par exemple, en 35 heures un salarié français crée beaucoup plus de valeur ajoutée qu’un salarié chinois en 60 heures. Car nous incorporons dans notre travail plus de capital, plus de savoir faire, plus de formation, ce qui fait que on est plus productifs en 35 heures, on crée plus de valeur ajoutée, qu’un chinois en 60 heures.

C’est un premier argument qui justifierait que nous travaillions moins. Ou que si l’on travaille plus que l’on diminue notre productivité. Je n’ai pas entendu dire que si nous travaillons plus cela allait diminuer notre productivité, car évidemment lorsque les entreprises ont mis en place un système de production elle ne vont pas en changer par ce que vous allez travailler deux heures de plus.

Dans ce cadre là, cela justifierait que l’on soit un peu en dessous en terme d’horaire de travail, mais ce n’est pas le cas. Lorsque l’on regarde au niveau global les heures travaillées et que l’on divise par le nombre de personnes qui travaillent, on est dans la moyenne des pays « riches » c’est-à-dire des pays de l’OCDE.

Nous ne sommes pas des fainéants - au contraire nous sommes les plus productifs au monde. Et en terme de temps de travail nous nous situons au milieu. Contrairement à ce qu’a dit Sarkozy dans le débat avec Royal, partout le temps de travail continue de diminuer. Aux USA, en Allemagne, au Japon cela continue à diminuer, car on fait des gains de productivité chaque année, et une partie de ces gains de productivité sont réaffectés à la diminution du temps de travail.

La diminution du temps de travail peut-être organisée de deux façons : soit par le marché, soit par le dialogue social ou l’Etat, les politiques publiques.

Avec le marché, certains travaillent trois heures, cinq heures dix heures, et d’autres travaillent 42 ou 45 heures. Aux USA on a des ouvriers dans l’industrie qui travaillent 42 heures, et des millions de travailleurs pauvres dans les services, qui travaillent 5, 10 ou 15 heures.

Si on laisse faire le marché, on peut avoir comme cela une certaine forme de réduction du temps de travail. Les emplois qui sont créés sont des emplois à 15 heures, pas des emplois à temps plein, donc la durée du travail par emploi diminue, mais de manière inégalitaire, non satisfaisante, précarisante.

Cela prouve bien tout de même que la durée moyenne d’un emploi diminue, spontanément, dans l’économie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.

Et puis il existe la façon « de gauche » d’organiser ce phénomène, qui est de dire : évitons que les uns doivent travailler 42 heures et doivent payer des baby-sitter et ne voient pas leurs enfants, et que d’autres qui travaillent 15 heures aient des revenus de deux ou trois cent euros à la fin.

Essayons de revoir comment on peut construire des dispositifs collectifs qui organisent - pas le couperet qui tombe. Forcément c’est un peu plus compliqué, c’est un peu plus contraignant, mais en même temps, cela permet de faire moins de précarité, d’obtenir une meilleure articulation de la vie personnelle et de la vie professionnelle.

Face à l’économique, nous sommes face à deux projets de société et deux façons d’agir sur ce phénomène.

Nous avons pour la première fois un exemple dont nous pouvons nous enorgueillir, car il a été très fortement porté par les verts au Parlement européen, c’est la directive Reach, qui est entrée en vigueur le 1er juin, il y a quelques jours.

Elle dit à l’industrie chimique : « vous pouvez produire où vous voulez vos substances, en Inde, en Chine, au Brésil, mais vous ne pouvez pas vendre sur le marché de l’Union Européenne si vous ne respectez pas les contraintes posées par cette directive. »

Contraintes que nous estimons insuffisantes, mais qui ont le mérite d’exister.

Cela a demandé trois ans, quatre ans de lobbying énorme pour en arriver là. C’est probablement la législation la plus ambitieuse au niveau mondial.

Il y avait justement un chantage aux délocalisations, et la façon de dépasser ce chantage - que l’on aura en permanence si l’on dit si vous produisez en France, en Europe, vous serez soumis à telle contrainte, si vous produisez au Brésil vous n’êtes pas soumis à la contrainte - c’est de changer la façon dont on légifère pour passer d’une législation du site de production à une législation d’accès au marché.

Cela a effectivement été un peu vidé de sa substance parce que c’est tellement fort, tellement contraignant, que le MEDEF et ses équivalents en Europe ont fait un lobbying monstrueux.

Pourquoi est-ce que cela a quand même tenu ? Parce qu’il y a eu une alliance entre les syndicats et les ONG environnementales. C’est cette alliance qui a tenu en permanence, portée notamment par les verts au Parlement Européen. Nous y sommes la quatrième force politique, donc cela a un poids, même si avec les nouveaux pays entrants nous avons perdu un peu en proportion.

La façon dont nous abordons les questions économiques, est en décalage par rapport à la façon dont les autres partis l’abordent. Décalage qui est positif dans la mesure où il nous permet d’avoir un regard critique, mais qui est parfois perçu comme étant tellement décalé qu’il est « hors sol » en quelque sorte.

Tout l’enjeu dans la campagne, malgré cette volonté propre aux verts de critiquer les catégories économiques, que cela soit le PIB, la croissance, la consommation, c’est quand même d’y rentrer - sans se perdre - et de montrer comment des politiques « écolos » permettraient quand même d’augmenter l’emploi, d’augmenter le revenu, d’augmenter le pouvoir d’achat.

C’est compliqué, il faut tenir la ligne, être à la fois en décalage car on veut critiquer la façon dont l’économie fonctionne aujourd’hui, poser la question du sens poser la question des finalités, de la mesure de la richesse, et en même temps dire, si on avait les clés en matière économique, cela ferait plus d’emploi, plus de revenu, plus de pouvoir d’achat.

J’ai eu au téléphone un candidat vert qui va être interrogé ce soir sur le pouvoir d’achat. Doit-on rentrer dans cette notion de pouvoir d’achat où il y a deux mots très intéressants, qui sont liés, et que nous réfutons ?

Doit-on dire « non seulement on a rien à dire sur le pouvoir d’achat nous les écolos mais en plus on est contre ? »

Ou devons nous dire, on part de ça, et on dit à la fin : « est-ce que consommer c’est être plus heureux ? Est-ce que vous êtes plus heureux si vous avez un deuxième écran plat ? »

La question du sens, qui repose la question du pouvoir, il ne faut surtout pas l’abandonner, mais elle ne peut être que seconde dans le discours.

A partir du moment où nous n’arrêtons pas de dire que le PIB est un mauvais indicateur quand il croît, se donner comme objectif de faire décroître le PIB, alors que nous disons que c’est un mauvais indicateur, c’est assez paradoxal.

Nous sommes plutôt sur une logique de croissance de l’indicateur de développement humain, de bien être, un indicateur X, que l’on aura choisi, qui sera l’indicateur international ou français ou européen, peu importe, mais qui sera un indicateur qualitatif.

C’est cela que nous voulons faire croître, le bien être, la qualité de vie.

Et nous voulons faire décroître l’empreinte écologique. Nous savons très bien que pour parvenir au facteur quatre il faut faire pleins de progrès techniques, plein d’innovations, mais il faut aussi consommer moins en terme d’unité.

Il faut que chaque bien produit soit plus écolo, mais il faut aussi qu’à la fin il y ait un peu moins de biens consommés, sinon on n’y arrivera pas suffisamment par rapport aux enjeux.

Tout l’enjeu c’est de populariser, de montrer, de crédibiliser le fait que l’on peut faire croissance du bien être, et réduction de l’empreinte écologique.


Pascal Canfin

auteur de L’économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas

lundi 12 novembre 2007

Décroissance : De quoi, comment , pourquoi ?

La position des Verts est sans ambiguïté, elle résulte de trois motions ponctuelles votées en décembre 2004, lors de l’Assemblée Fédérale de Reims.

  • Anticiper : parmi les grandes menaces globales, la plus immédiatement dommageable est la crise des hydrocarbures. Anticiper les « nouvelles obligations » par un apprentissage de la sobriété ...

  • Crises environnementales 2, que faire ? : Eviter de subir : seule la mise en place anticipée de mesures contraignantes adaptées, pourtant inexorables, peut permettre d’éviter la loi du plus fort, le chaos, la guerre, à l’heure des pénuries.


- Sur le site de la comission Economie-Social-Services Publics des Verts






dimanche 11 novembre 2007

Défendre l’agriculture paysanne face aux SAFER


Le 4 juillet dernier, à l'appel du Groupement des Agriculteurs Bio du Limousin, une centaine de militants d'organisations associatives, syndicales ou politiques (Amis de la Terre, Confédération
Paysanne, MODEF, ATTAC, Verts...) était rassemblée devant la mairie de Saint-Vaury (Creuse) pour soutenir un jeune maraîcher bio contre la SAFER.

Stéphane, maraîcher, souhaitait en effet acheter trois hectares d’une exploitation voisine de 50 hectares pour obtenir la surface minimale d’installation et accroître sa production arboricole, en
plein essor, notamment grâce au développement de la restauration collective bio locale. Or, un Groupement Agricole d'Exploitation en Commun (GAEC) de quatre associés disposant de 180 hectares en élevage bovin et porcin conventionnel demandait à acquérir toute l'exploitation. Le 27 juin, le Comité technique de la SAFER (Société d'Aménagement Foncier et d'Etablissement Rural) s'est exprimé en faveur du GAEC. Malgré la mobilisation, l'avenir du jeune maraîcher est incertain et demeure suspendu au réexamen du dossier, en septembre, par ledit Comité.

Accentuation des disparités

Cette affaire illustre le décalage entre le discours officiel donnant la priorité aux installations et à la diversification, et la politique d'agrandissement quasi-systématique promue par les organisations syndicales majoritaires. Le résultat est clair : plus de la moitié des fermes faisait moins de 50 hectares il y a trente ans, aujourd'hui, on en compte à peine 15%. De même, les exploitations de plus de 150 hectares représentent aujourd'hui 28% du parc agricole national, contre 9% en 1979. Dans ce contexte, on peut s’interroger sur la place consacrée à une agriculture biologique et paysanne, respectueuse de l'environnement, des hommes et des territoires.

Initiatives locales

Une réforme du système de gestion et d'attribution des fermes en vente est donc urgente. Mais en attendant de desserrer l'étau des syndicats productivistes sur les instances agricoles, des
alternatives sont prises pour les jeunes souhaitant s'installer, notamment en bio.

Ainsi les communes du pays du Grand Pau ont acheté des terres pour y créer des « fermes relais » à l'initiative du CIVAM Béarn. Des consommateurs ont fait de même au travers d'associations telles que Terre de liens ou les Associations Régionales pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural créées par la Confédération Paysanne, et qui accompagnent l'installation de jeunes. Aujourd’hui, seules ces initiatives portent l’espoir.

Maxime CAILLON

samedi 10 novembre 2007

Quotas : 25 000 Expulsés


Retrouvez chaque jour " La chronique de Colm " sur le blog de Champs Libres http://champslibres.wordpress.com/


vendredi 9 novembre 2007

Écoquartier de Fribourg : de l’empreinte à l’intime

Imaginez… Vous habitez un écoquartier, dans un logement passif. Vous travaillez à deux pas, votre voiture est aux oubliettes. Votre meilleur ami a été embauché à la boutique associative voisine, créatrice d’emplois. Des jardins collectifs prolongent le spectacle des vignes alentour. Le tissu social est stimulant et les enfants ont leur place au cœur de la cité. Vous ne rêvez pas… Fribourg l’a fait !

Partez habiter dans un écoquartier de Fribourg. Que se passe-t-il ? Votre empreinte écologique baisse. En effet, l’accès à des services pauvres en énergie grise et peu consommateurs d’énergies fossiles est facilité, à commencer par le bâti. En effet, dans le quartier Vauban, aucune construction ne consomme, pour l’eau chaude et le chauffage, plus de 65 kWh/m²/an, conformément à la règlementation mise en place par la municipalité dans les années 90. Des mesures incitatives ont favorisé les bâtiments à basse énergie (55kWh/an/m²), passifs (moins de 15 kWh/an/m² pour le chauffage), ou à énergie positive : de nombreux toits hébergent des panneaux solaires, qui fournissent près de 65 % de l’électricité utilisée par le quartier, le reste étant produit par la centrale à cogénération.

Déplacements limités

La mobilité, gros poste d’émission de GES, a été conçue autour du concept de quartier des courtes distances. Habitat, travail, services et équipements sont toujours assez proches pour se passer d’automobile, devenue un choix parmi d’autres et non plus une contrainte. Arrêts de bus et de tramway sont à moins de 500 m des logements et des lieux de travail, un peu plus centraux que les deux parkings situés à la périphérie. Le tramway rallie le centre de Fribourg en dix minutes. L’intérieur du quartier est débarrassé de l’omniprésence des autos qui ne peuvent y stationner que brièvement.

Si vous avez vraiment besoin d’une voiture, inutile d’en être propriétaire. Seize véhicules sont mis à disposition par l’association de partage automobile : il suffit de réserver sur Internet. La location d’une camionnette de 10 m3 pendant sept heures vous coûtera 38 euros. Pour remplir le réservoir d’essence ou de gaz, une carte posée dans la boîte à gants remplace votre porte-monnaie à la station service.

Une boutique de produits biologiques se trouve au rez-de-chaussée du Sonnenschiff, bâtiment regroupant bureaux et commerces. Vous pouvez aller faire vos courses à la boutique associative, la Quartiers Laden. En devenir membre signifie bénéficier de réductions et participer au maintien d’emplois locaux. Le restaurant Süden propose trois menus cuisinés avec des produits régionaux et biologiques : végétalien, végétarien et classique, pour 6 à 8 euros. Le restaurant est situé dans une ancienne caserne de l’armée française rénovée. La bâtisse fait office de mairie annexe et accueille nombre des activités associatives du quartier. Face à elle, la Grand-Place, où se tient chaque mercredi le marché de producteurs locaux.

Paysages intérieurs

Comme cela est arrivé à Alice, vous avez diminué… Mais le second changement, perceptible depuis l’intérieur des logements, tient du relationnel avec la nature. L’urbanisme a été conçu autour de la préservation des vieux arbres et des biotopes préexistants. Les jardins collectifs et particuliers, au sol ou suspendus, créent une liaison avec les vignes et les collines. Les limites entre parcelles, de même qu’entre ville et nature, sont peu marquées. Cette relation dedans-dehors constitue le motif récurrent de l’habitant de Vauban, et en particulier du Solarsiedlung, le lotissement solaire.

Il existe un lien cohérent entre la photosynthèse des arbres de la réserve contiguë et la production énergétique des toits solaires. Les grandes baies vitrées, orientées au sud, s’ouvrent sur un extérieur omniprésent. Dedans, ce sont vos convictions écologiques, votre éthique ; dehors votre mode de vie, votre cadre quotidien. Ces continuités font écho aux continuités élémentaires – telle celle de la succession des saisons – et remplacent les ruptures permanentes de quartiers et de villes pensés comme des abstractions hors sol pour des habitants dépourvus de corps. Et comme par hasard, ici, l’indice de fécondité est l’un des plus élevé d’Allemagne…

Elsa Gueziel

Cet article est issu du dossier "Ecologie du bâti" de La Baleine n°151 - Septembre 2007. Pour consulter La Baleine en ligne, cliquez-ici



jeudi 8 novembre 2007

RENOVATION DES VERTS

Les Verts ont décidé de rénover leur fonctionnement. L’objectif de ce travail est de disposer rapidement d’un outil efficace au service de l’écologie politique. Il s’agit de rendre le parti « les Verts » plus lisible, plus ouvert, mieux armé pour porter un projet global d’écologie au niveau des enjeux actuels.

Dans la dynamique des Journées d’Eté 2007 de Quimper, où se sont exprimées des attentes précises et fortes, le Conseil National Inter-Régional de septembre a adopté une feuille de route cadrant ce travail de rénovation, assortie d’un calendrier.

Les principes généraux retenus pour ce chantier sont la rapidité de prise de décision, la nécessité de hiérarchiser les thèmes de rénovation, l’organisation des temps ultérieurs et complémentaires de réforme.

Les propositions mises en débat aujourd’hui sont issues des réflexions croisées des membres d’un comité de pilotage et complété par les éléments de propositions issus de divers participants aux ateliers de Quimper qui ont souhaité approfondir le travail engagé cet été.


Trois parties :

  • Les thèmes de la feuille de route :

Dispositions de nos statuts ou de nos divers règlements (agrément intérieurs, statuts régionaux,…) que nous proposons de modifier :

Ces modifications sont groupées en 6 parties : modalités de prise de décision (les votes des motions,…) ; modalités de désignation ; cumul de fonction ; modalités d’adhésion ; fonctionnement des instances nationales et régionales (CE, CNIR,..) ; finances.

Formes de « logiques » de la rénovation :

Selon les modes de fonctionnement pour un Conseil Exécutif redéfini, il est normal de considérer qu’un mode de désignation s’impose comme plus cohérent ; deux propositions figurent donc dans la feuille de route.


  • Les argumentaires des propositions de rénovation :

Chaque « logique » est défendue par un argumentaire global.

Globalement, plusieurs documents qui pourraient compléter la lecture de ce document figurent sur intranet (voir site des Verts).



Nous sommes conscients que la réussite de ce processus est essentielle pour la crédibilité des Verts.

Produire rapidement de la décision claire pour réduire les dysfonctionnements jugés les plus graves, rendre les Verts plus attractifs et réformer notablement les modes d’adhésion, mettre ce parti en capacité de dialoguer utilement avec tous les autres acteurs de l’écologie et de réussir la Convention d’Ecologie Politique dont nous avons voté le principe… autant de défis à notre portée, qui vont nécessité l’engagement et la capacité d’ouverture de chacun d’entre nous.


" Le Courrier des maires " lance un site dédié aux élections municipales

Les élections municipales se dérouleront les 9 et 16 mars 2008. Pour accompagner les candidats et leur permettre de mener une campagne en toute sécurité juridique, "Le Courrier des maires et des élus locaux" a créé un site Internet dédié aux élections municipales : www.electionslocales2008.fr.


Le candidat et son équipe y trouveront l'actualité de la campagne, un fonds juridique sur le financement électoral, les règles de communication en période électorale, la web campagne, etc.


Environ 200 questions/réponses, une dizaine de fiches pratiques, une base d'une centaine de jurisprudences relatives au contentieux électoral classées par thèmes et sous-thèmes répondent aux questions que tout candidat peut se poser. L'ensemble de ces contenus est accessible gratuitement, sur inscription.


mercredi 7 novembre 2007

Double peine

Je me souviens, il y a plus de 5 ans, avoir participé au collectif contre la double peine.


Après la loi sarko sur l’immigration en 2003 je pensais le risque éloigné.


Il n’en est rien… Il touche juste moins de personnes. :

Cliquer sur ce lien pour en savoir plus

Yannick POTEL


mardi 6 novembre 2007

Conseil municipal d'Évreux du 05 novembre 2007, Débat d’orientation Budgétaire (DOB) 2008

Normalement les orientations budgétaires concrétisent les choix politiques de la municipalité autrement dit les priorités pour les années à venir.

Mais comme chaque année depuis 2001, le document introductif au débat se résume à une analyse statistique de la situation financière par le maire, pour l’équipe municipale actuelle « tout va bien, on continue comme ça ».

Dès lors, le débat légalement prévu ne peut avoir lieu. Il se transforme malheureusement en une succession d’interventions des conseillers municipaux d’opposition, le maire ne souhaitant visiblement pas ( et ce depuis 6 ans) engager la discussion.

J'ai décidé de ne pas critiquer la stratégie financière de la ville et les données statistiques, j’aurai l’occasion, au cours des prochains mois de les présenter aux Ébroïciennes et Ébroïciens.

Quelle que soit l’interprétation des chiffres, il est évident que la ville n’est devenue ni plus agréable à vivre ni plus attractive ; parler de la gestion active de la dette ou du taux d’imposition n’y changera pas grand chose. C’est avant tout notre capacité à avoir des projets à la hauteur des enjeux sociaux, environnementaux et économiques qui nous permettra de sortir Évreux d’une situation peu enviable (emploi, déplacements, loisirs, culture, vie associative…).

A l’heure du Grenelle de l’Environnement, de la prise de conscience des grandes difficultés à venir, si des mesures ne sont pas prises rapidement, la municipalité, elle, ne s’engage pas dans le développement durable. Aucune piste n’est évoquée pour lutter contre l’effet de serre, pour protéger notre ressource en eau, pour maîtriser notre énergie, pour faciliter nos déplacements.

Pire, les projets municipaux vont à l’opposé :

  • Construction du parking de l’hôtel de ville (en délégation de service) alors même que les collectivités territoriales souhaitent le développement des parking périphériques pour désengorger les centre-villes. Évreux est pourtant particulièrement touchée par les difficultés de circulation et de stationnement.

  • Délégation du service public pour le chauffage urbain (fonctionnement et investissement) ce qui signifie que la municipalité non seulement ne s’attache pas à maîtriser le coût de l’énergie, mais n’anticipe pas non plus le coût social qui en découle : la flambée du prix du pétrole ou les investissements palliatifs seront directement répercutés sur la facture des habitants de la Madeleine.

  • Les nouvelles constructions (maison de la santé, maison de retraite AZEMIA…) ou les bâtiments communaux ne font l’objet d’aucune étude ou projet de transformation pour réduire les consommations et développer les énergies renouvelables.

  • L’entretien, les écoles, les équipements de la petite enfance sont ou seront mis aux normes de sécurité, d’accès aux handicapés,mais rien n’est

envisagé pour l’amélioration significative des performances énergétiques des

bâtiments (HPE).

La municipalité actuelle se dégage dés qu’elle le peut des missions de service public, en les déléguant. Elle est défaillante aussi pour mettre la ville en position favorable de s’adapter aux enjeux des décennies à venir.

L’échec économique de la ZAC du long buisson qui n’est pas créatrice des emplois promis, les difficultés pour se déplacer en voiture ou en utilisant les transports en commun, la fragilisation du monde associatif ne doivent pas nous faire oublier que Évreux a encore les atouts pour devenir dynamique, attractive, innovante, exemplaire et agréable à vivre. Les élections municipales de 2008 permettront de réorienter les politiques municipales vers un véritable développement durable et soutenable, semence et fruit du nécessaire débat démocratique que cette municipalité redoute au point de le caricaturer comme on l’a vu lors de ce conseil municipal.

Jean-Yves Guyomarch

Conseiller municipal d'Évreux

Conseiller régional de Haute-Normandie



mercredi 31 octobre 2007

Les Verts aux parlements


Paris-Strasbourg-Bruxelles, les Verts font avancer l’écologie dans les assemblées

mardi 30 octobre 2007

Un tramway pour Evreux et son agglomération



A deux mois de la présentation publique du projet ” Un tramway pour Évreux ” Champs Libres aborde les grandes lignes du projet initial de Jean Goujard. Ébroïcien de naissance, ancien responsable d’un réseau ferroviaire, militant engagé sur le terrain de la la mixité sociale, humaniste convaincu, Jean Goujard est venu à la fin du printemps dernier proposer à Champs Libres sa collaboration pour nous présenter le projet de tramway qu’il avait bâti en 1978.

Une équipe de six personnes s’est constituée pour s’approprier le fruit d’une année de son travail. C’est un résumé de de ce projet que vous découvrirez en cliquant sur le lien ci-dessus, ainsi qu’une présentation des grandes lignes que nous développerons lors de la présentation publique d’un projet phare de Champs Libres qui aura lieu courant décembre.

N”hésitez pas à nous faire part de vos remarques, observations ou propositions en nous laissant un commentaire en cliquant sur ” commentaire ” ci-dessous.

Prendre le bon train… ( à propos de la ligne férroviaire Evreux - Louviers - Rouen)

Le jeudi 24 octobre 2007 à Gravigny, une réunion publique sur les opportunités de la réouverture de la ligne Évreux- Rouen était organisée par le président de l’association rive gauche, Michel Champredon.


L’objet de la réunion était de présenter un projet ferroviaire alternatif à la réouverture de ligne Évreux - Louviers - Rouen. L’idée de proposer un autre scénario est toujours intéressante et peut nous engager dans un débat constructif. Le public était nombreux et attentif. Michel Champredon ouvrit la réunion en présentant l’étude réalisée par la région, il insistait sur les difficultés financières et techniques. Dans la salle, le public qui était nombreux et attentif, attendait avec impatience l’intervention de l’invité « expert en train » qui en lien étroit avec rive Gauche proposait un contre projet.


Dès le début de son intervention, le public dans sa grande majorité se révélait contre le projet Évreux - Louviers - Rouen et comptait bien se faire entendre en soutenant l’autre scénario Évreux - Serquigny - Rouen.


L’expert ne comprenait pas pourquoi la région avait lancée une étude de faisabilité sur la réouverture de la ligne passant par Louviers et Val de Reuil alors que la ligne par Serquigny existe déjà, seul l’investissement dans des rames étant alors nécessaire. Seules deux petites contraintes : un temps de trajet supérieur d’un quart d’heure et des travaux à Serquigny pour assurer techniquement la liaison.


L’association Halte au train qui a également été invitée, soutient le projet via Serquigny en argumentant qu’il est inacceptable pour des raisons de sécurité (trop de passages à niveau), de proximité d’habitations (permis de construire délivrés à coté de la voie) et d’environnement (zone natura 2000) d’imaginer la réouverture de ligne via Louviers.


C’est alors qu’un participant m’interpelle pour connaître la position de la région. Je précise qu’en effet je suis élu régional mais que je ne suis pas, ce soir, mandaté par la région Haute-Normandie. Ma position est celle de l’élu écologiste vert.


Au début de mon intervention, je tiens à faire quelques rectificatifs suite aux propos tenus par les intervenants politiques et associatifs qui m’ont précédé. :


« L’enjeu climatique nécessite le développement du train par des investissements qui peuvent paraître lourds mais qui sont néanmoins indispensables, les 130 M€ prévus pour la réouverture de la ligne ne sont pas scandaleux quand il s’agit de réorienter les transports de la voiture vers le train. Je me permets de rappeler que les quelques kilomètres de la déviation sud ouest d'Évreux vont coûter plus de 300 M€ et impacter fortement l’environnement.


Concernant le fameux déficit prévu pour l’exploitation de la ligne, la mise en place de transports collectifs ne peut se faire qu’avec la participation financière des collectivités ; il en est ainsi pour le transurbain de l’agglomération d'Évreux (3M€) et il en sera ainsi pour la future ligne Évreux-Louviers-Rouen. »


«Certes, la ligne par Serquigny a l’avantage d’exister et de pouvoir relier Évreux à Rouen, mais alors pourquoi la SNCF ne développe-t-elle pas la fréquence des trains et des correspondances pour Rouen ? L’étude de faisabilité Évreux-Louviers-Rouen indique un vrai potentiel voyageurs (2500 à 3000 immédiatement) avec 17 allers-retours par jour. La réouverture de cette ligne doit permettre le maillage du territoire, c’est un service pour limiter l’usage de la voiture, faciliter les déplacements (étudiants, travailleurs, personnes âgées… ) et développer l’activité économique. Enfin la liaison Evreux-Louviers-Val de Reuil va permettre le développement d'activités culturelles et de loisirs et leur accès facilité pour tous. »


« Il y a quelques difficultés techniques en terme de sécurité (passages à niveaux), de proximité (constructions prés de la voie existante), d’environnement (zones sensibles, classées), il faut trouver des solutions techniques, c’est le travail qui doit être engagé en concertation avec la population concernée ».


Mon intervention souleva beaucoup de questions et de remarques dans le public.

Quelle serait votre position si vous habitiez à coté de la voie ferrée ? ou si le train traversait un zone natura 2000 ?


Je souhaite conclure ce billet en citant cette participante : « J’habite le long de cette voie, je risque de subir des nuisances… mon avis ne doit pas seulement dépendre de mes contraintes personnelles mais aussi de l’intérêt général ».


Jean-Yves Guyomarch



jeudi 25 octobre 2007

Grenelle grenouille : Ni figue, ni raisin !

La montagne accouche d'un pet de souris

Alors que jamais l'écologie n'avait fait autant parler d'elle, alors que jamais l'ensemble des acteurs de l'environnement n'avaient pu se retrouver autour de la table des négociations, le Grenelle Borloo nous laisse bredouille comme grenouille.

C'est encore et toujours un nouvel exemple de la méthode sarko, une méthode qui s'achète les mots, les vide de leur substance et précipite la misère dans la misère, la richesse dans la richesse, l'inégalité dans l'injustice et vice versa.

Les mesures annoncées correspondent toutes (mais seulement et à peine) à une tentative de mise à niveau de certaines des directives européennes sur l'environnement pour lesquelles la France ne cesse de se voir menacée, depuis des années, d'amendes plus importantes les unes que les autres. Et encore...

...ces mêmes mesures ne sont-elles annoncées pour nombre d'entre elles que floues et sans échéance.

L'ancien ministre de l'éducation Fery annonçait il y a quelques jours sur France Culture que ce Grenelle n'était qu'un effet d'annonce médiatique sans lendemain. " Et je sais de quoi je parle " ajoutait-il, " j'ai eu l'occasion de faire la même chose avec l'Education Nationale ".

Le "suspens" n'aura guère duré que cinq mois, au cours desquels un gouvernement de droite utilise les médias pour faire écran. Un écran dont la lourde tâche est de dissimuler la portée de l'action gouvernementale qui bafoue les droits de l'Homme, qui pille les plus démunis pour enrichir les nantis, qui méprise la démocratie, qui piétine les droits chèrement acquis, qui distribue aux possédants ce qu'ils arrachent aux travailleurs, aux malades, aux exclus, un gouvernement qui roule pour l'argent au détriment de l'homme, au détriment de la planète, au détriment des générations à venir, au détriment des pays du Sud.

Nous aurons à revenir en détail sur ce Grenelle grenouille. Ce soir est au dégoût.

Benoît Fenault

Cinq paradoxes du travail, CINQ QUESTIONS QUI FACHENT

Le travail doit-il être au centre de tout projet de gauche ? Non, mais nous avons besoin d’un vocabulaire apte à signifier la multiplicité des activités et des formes de vie. 29 septembre 2007.

L’occasion m’a été offerte de participer, par un texte bref, à l’ouverture d’un débat à gauche sur « travail, temps de travail, temps libre ». Je me livre à l’exercice en choisissant de m’en tenir à l’énonciation de cinq paradoxes du travail.

L’ « inactivité » est productrice de richesse

Les femmes ont toujours travaillé mais elles étaient considérées comme inactives. En tant que « femmes au foyer », le soin des enfants et des personnes âgées, tout comme leur travail en tant que femmes de ménage dans leur propre foyer et/ou en tant que collaboratrices de leur mari, était invisible aux yeux du statisticien, de l’économiste et du politique.
Une fois démontrée l’analogie entre production (de marchandises) et reproduction (de la force de travail), en revendiquant la reconnaissance de la valeur du travail de reproduction, les mouvements féministes des années 1970 ont posé la question fondamentale de la gratuité du travail domestique. Le féminisme nous l’a appris : la catégorie d’ « inactif » n’a de sens que selon une conception de l’activité qui fait de sa validation marchande le critère de définition du travail productif et de mesure de la richesse.
Cette conception exige aujourd’hui une remise en cause radicale, préalable à tout débat sur le travail, et ce d’autant plus que l’écologie politique a dévoilé une contradiction entre valeur économique et richesse : le « travail productif » de valeur économique peut être destructeur de richesse. D’une part, le lien entre travail et richesse, si souvent évoqué comme allant de soi, demande à être défini et chaque fois démontré. D’autre part, il convient de déplacer le débat du discours idéologique dominant sur la revalorisation de la valeur travail vers la reconnaissance matérielle de la valeur du travail invisible et gratuit des « inactifs », de ceux que l’on stigmatise comme inemployables, assistés.

Le travail est un facteur d’émancipation mais aussi d’asservissement

L’histoire des femmes en Occident nous a appris autre chose encore. L’analogie entre travail de production et travail de reproduction trouve une limite : dans la sphère de la reproduction c’est la liberté des femmes qui était en jeu. L’accès des femmes au travail, entendu dans son acception moderne, donc comme travail salarié, a permis aux femmes à la fois de s’assurer des moyens de subsistance - la conquête d’une indépendance économique-, et de s’émanciper, si l’on entend par là une possibilité d’accéder à l’autonomie. En ce sens, et en ce sens seulement, celui de la conquête d’une autonomie et d’une indépendance vis-à-vis de l’institution familiale, qu’il est possible de comprendre la portée politique positive du mouvement d’« émancipation par le travail ». Car on ne saurait taire l’ambiguïté d’un énoncé aussi dérangeant que « le travail c’est la liberté ». « Formule qui, écrit Geneviève Fraisse, fut usée diversement depuis plus d’un siècle pour soutenir l’émancipation ou pour imposer la servitude ».
Le travail salarié –norme du travail dans nos sociétés- porte cette contradiction : il est facteur d’émancipation face aux anciennes servitudes encore présentes dans nos sociétés et dans le même temps, facteur d’asservissement. Car le salariat organise la contrainte monétaire du revenu et comporte un lien de subordination. Contrainte et subordination imposent qu’on s’interroge sur le concept de liberté et de dignité hu-maine que l’on voudrait associer au travail, sans questionner les conditions dans lesquelles ce travail s’exerce et ses finalités.

Moins d’emplois, plus de travail

Il serait faux d’affirmer qu’il y a moins d’emplois sans spécifier que jamais il y a eu autant d’emplois, bien que la progression du nombre d’emplois ait été plus faible que celle de la population active, ce qui rend partiellement compte du taux de chômage et de son évolution. Depuis la crise du « plein emploi » des années 1970, la salarisation a fortement progressée et s’est étendue à l’ensemble de la planète. Le chômage en est l’autre visage, car le concept même de chômage est impensable hors du salariat. Mais le chômage, en tant que perte provisoire ou durable de l’emploi, n’implique pas nécessairement l’absence de travail. Une confusion sémantique s’est installée au cœur du débat politique et social, celle entre emploi et travail. Les deux termes sont utilisés à tort comme synonymes, pourtant, tout travail humain n’est pas exercé sous contrat de travail, tout travail humain n’est pas rémunéré. La discontinuité des emplois, conjointement à la mutation du contenu du travail, contribue à creuser l’écart entre travail et emploi, entre temps de travail et temps en emploi. Si le contrat à plein temps et à durée indéterminée constitue encore la norme juridique du contrat de travail, les formes dites atypiques d’emploi (intérim, CDD, temps partiel, stages, emplois aidés) constituent désormais la norme d’embauche. Ces modalités d’emploi comportent structurellement une discontinuité temporelle.
Cependant, les périodes entre deux emplois sont fréquemment des périodes intenses de travail : effort d’amélioration de son « employabilité » par la formation et l’entretien des compétences, constitution d’un carnet d’adresse afin d’accroître les probabilités de trouver un emploi, recherche d’emploi, développement de projets de reconversion professionnelle ou de projets indépendants, exercice d’activités à titre gratuit ou bénévole…on ne saurait énumérer la multiplicité d’activités qui occupent le temps de « chômage ». Le travail déborde l’emploi, c’est-à-dire le travail exercé sous contrat. Afin de porter un regard lucide sur le travail, il convient dès lors de récuser la distinction binaire emploi-chômage.

Réduction de la durée hebdomadaire du travail et extension de la journée de travail

Lors du débat sur la réforme du régime des retraites au printemps 2003, René Passet rappelait que « le mouvement séculaire par lequel un nombre sans cesse réduit d’heures travaillées dans la nation permet de livrer un produit accru et d’occuper un nombre croissant de personnes grâce à la réduction des temps de travail : ainsi, en 1896, en France, 18 millions de personnes occupées fournissaient annuellement 55 milliards d’heures ouvrées, cependant qu’un siècle plus tard très exactement, 22 millions de travailleurs n’en fournissaient plus que 35 milliards. Entre-temps, la durée annuelle de travail par individu s’était abaissée de plus de 3 000 heures à moins de 1 600. Les gains de productivité engendrés par l’évolution des technologies avaient bénéficié à tous ». Ce constat mérite d’être complété par la prise en compte de deux éléments.
Tout d’abord, les gains de productivité ne bénéficient pas à tous : les processus de financiarisation en cours depuis le tournant des années 1980 opère une redistribution des revenus de grande envergure et de sens opposé à celle qu’opérait l’Etat providence. La hausse des valeurs de l’immobilier et les mesures fiscales visant une réduc-tion de l’imposition directe, contribuent fortement à une redistribution en faveur des ménages les plus aisés, véritables bénéficiaires des gains de productivité.
Ensuite, si la durée légale du travail a de nouveau été réduite par la loi sur les 35 heures, cette réduction s’est accompagnée d’une intensification du travail. En outre, le développement des activités de service -qui mobilisent des capacité cognitives, relationnelles et intellectuelles-, et celui de l’organisation du travail par projet - qui implique pour sa part une plus grande autonomie des salariés en faisant porter sur eux les risques d’entreprise-, contribuent au rallongement de la journée de travail, du fait qu’il apparaît de plus en plus malaisé d’opérer une véritable coupure entre temps de travail et temps hors travail.

La crainte de son manque et l’usage inflationniste du mot travail

Une peur hante nos sociétés : celle d’être jugé inemployable et traité comme tel. Tout se passe comme si la dignité de l’existence humaine avait pour fondement exclusif le travail. Tandis que progresse la crainte de la perte et l’angoisse de l’absence de travail, le mot « travail » désigne à un point jusqu’alors inusité toute activité. C’est ainsi que dès le C.P., les enfants intègrent ce vocable pour définir ce qu’ils font. Lire, apprendre, étudier, dessiner, chanter, disparaissent du vocabulaire, seul subsiste le mot « travail ». Le plaisir et le désir d’apprendre, le droit d’apprendre et apprendre avec d’autres s’estompent, seul perdure le devoir de travailler à l’école. L’apprentissage de l’esprit de compétition structure la formation scolaire de futurs employables, que l’on conditionne à devenir les vendeurs de leur propre « capital humain ». Nous avons besoin d’autres valeurs, leur émergence n’ira pas sans l’invention d’un vocabulaire apte à signifier la multiplicité des activités et des formes de vie.


Antonella Corsani



mercredi 24 octobre 2007

Le parti Vert Européen prépare les élections européennes de 2009

Une délégation des Verts français conduite par Cécile Duflot, secrétaire nationale, Danielle Auroi, déléguée aux questions européennes, et Didier Rod, délégué auprès du PVE, a participé au 7eme Conseil du Parti Vert Européen a Vienne, Autriche, du 12 au 14 octobre.

Le Conseil a essentiellement porté sur la préparation d’une campagne commune aux élections européennes de 2009 : un comite de pilotage de 11 leaders des Verts européens, dont Cécile Duflot, a été élu.

Le Conseil a adopté de nombreuses resolutions. La plus importante, votée à une large majorite, condamne sans appel les tests ADN pour les migrants ou réfugiés politiques que l’Union européenne accueille.

Le Conseil a adopté les résolutions françaises demandant de remettre en chantier la politique agricole commune et refusant les OGM dans le reste du monde. Il a également adopté la résolution française donnant des orientations précises pour le Conseil intergouvernemental de Porto. Une autre résolution condamne la dictature birmane pour la répression sanglante des manifestations pacifiques et demande la libération de la dirigeante de l’opposition, Mme Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix.

mardi 23 octobre 2007

SO2 : la France ne respecte pas la réglementation

La Commission a lancé une procédure d’infraction contre la France, mais aussi l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, et la Slovénie pour leur niveau de pollution en dioxyde de soufre (SO2) «dangereux». Ces Etats ont en effet récemment dépassé les normes européennes en moyenne horaire et journalière, entrées en vigueur le 1er janvier 2005.

Dans un communiqué du 17 octobre, Stavros Dimas, commissaire à l’environnement, déclare: «Grâce à la législation européenne, le SO2 n’empoisonne plus nos lacs et ne tue plus nos forêts, mais dans certaines zones, la santé est toujours à risque à cause de concentrations excessives.»

mercredi 17 octobre 2007

Présentation de l'équipe de campagne de Champs Libres

Présentation d’une partie des personnalités de l’équipe de campagne de Champs Libres, à l’occasion d’une réunion d’organisation lundi 15 octobre 2007, à Evreux Nétreville



mardi 16 octobre 2007

Evreux, la ville écologique du 21ème siècle

Le projet municipal des Verts et des citoyens de l'agglomération d'Évreux et du Sud de l'Eure


Champs Libres en débat, trois mois pour imaginer Évreux et le Sud de l'Eure en 2012 !


Penser global, agir local : la grande difficulté – la grande générosité aussi - de l’engagement écologique est d’opérer une transformation des sociétés qui permette d’enrayer la crise écologique mondiale et d’œuvrer pour les générations futures.

C’est une vaste entreprise dont les bénéfices, à l’échelle mondiale, seront différés, mais qui sont immédiatement perceptibles à l’échelle locale. Augmenter la superficie des espaces verts en ville, c’est bon pour la biodiversité de la planète et agréable pour les Eurois. Réduire la place de la voiture au profit de celle des piétons ou des vélos, c’est bon pour lutter contre les gaz à effet de serre et préserver la santé des Eurois. Encourager les économies d’énergie et promouvoir l’énergie solaire, c’est bon pour le climat de la planète et pour le portefeuille des Eurois. Et développer l’économie sociale et solidaire, les services à la personne, le commerce de proximité et l’autopartage, c’est bon pour l’équilibre de la planète, pour l’économie de la ville et c’est pratique pour les Eurois.

Le développement durable est un développement désirable : une ville écologique c’est une ville de la solidarité et de la convivialité, une ville agréable à vivre pour tout le monde, une ville fière d’elle-même et de ses réalisations parce que chacun s’y sent associé et solidaire de tous.

Il faut engager les transformations sociales et aller encore plus loin : la chenille va devenir chrysalide, donnons-lui la chance d’être papillon.

Il est de notre devoir de résorber la crise sociale, et les solutions se trouvent dans l’écologie.

Construire et rénover des logements aux normes HQE, c’est créer de l’emploi non-délocalisable ; augmenter le nombre de places en crèches, c’est faciliter le travail des femmes et être solidaire des familles ; améliorer l’accueil des enfants, c’est favoriser leur intégration à l’école ; développer des espaces de culture accessibles à quelques minutes de chez soi, c’est attiser la curiosité et la connaissance ; recoudre la ville, développer des transports en commun et des espaces publics de qualité, c’est inventer une nouvelle forme d’urbanité en luttant contre toutes les formes d’exclusion.

Ce que nous vous proposons avec « Champs Libres » est un exercice de démocratie participative pour amorcer un vaste et beau chantier : bâtissons ensemble la ville de nos rêves.


Jacqueline Fihey et Jean-Yves Guyomarch



RENCONTRES

Législatives 2007 :
Vous avez rencontré Jacqueline Fihey et Jean-Yves GUYOMARCH candidats des Verts sur la 1ère circonscription de l'Eure :


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- Marché de St André de l'Eure, vendredi 23 mars et 8 juin
- Réunion publique à St André de l'Eure, vendredi 30 mars à 18h00, mairie.


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Aspiration, La Madeleine, Verneuil-Sur-Avre. by John Taylor Arms
- Marché de Verneuil, samedi 28 avril
- Réunion publique à Verneuil sur Avre, Jeudi 10 mai , Salle Magali - Maison du Four - Avenue André Chasles


Mairie de Breteuil-sur-Iton
- Marché de Breteuil, mercredi 4 avril et 6 juin
- Réunion publique à Breteuil sur Iton, jeudi 12 avril à 20h00, salle des Richards, près de l'école maternelle



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- Marché de Ménilles, dimanche 8 avril


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- Marché de Pacy sur Eure, jeudi 12 avril et 7 juin
- Réunion publique à Pacy sur Eure, mardi 17 avril à 20h00, salle Leclerc, 80 rue A. Briand


- Marché de Damville, mardi 15 mai et 5 juin
- Réunion publique à Damville, mercredi 23 mai à 20h00


- Marché de Nonancourt, mercredi 23 mai
- Réunion publique à Nonancourt, mardi 29 mai à 20h00

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- Marché de Évreux centre-ville, samedi 19 et 26 mai.................
- Marché de Évreux La Madeleine, dimanche 20, 27 mai, 3 juin

- Marché de Évreux place Clémenceau, jeudi 24 mai..............

- Marché de Évreux Nétreville, mercredi A-M 30 mai et 6 juin......
- Réunion publique à Évreux, avec Cécile DUFLOT, secrétaire nationale des Verts, mercredi 6 juin.

- Ballade " A la découverte des pertes et résurgences de l'Iton " avec Jacqueline FIHEY, samedi 5 mai après-midi _______________________________________________________


Municipales 2008 :
Vous souhaitez assister ou participer aux réunions thématiques, vous y êtes cordialement invité(es). Rejoignez le collectif CHAMPS LIBRES.

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CHAMPS LIBRES
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Commission Vivre ensemble :
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Assemblée Générale Collectif Vert et Ouvert :

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Commission Education - Emploi :

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Commission Environnement :
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Réunion du bureau du collectif :
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Commission Culture :

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Commission Démocratie participative :

Faire de chaque citoyen un acteur engagé

Attaques contre les droits démocratiques, insécurité sociale croissante, dégradation des services publics et recul de l’État-providence sous l’effet de politiques soumises aux diktats d’une adaptation de notre société aux exigences de la mondialisation libérale, c'est le résultat des politiques libérales et sociales libérales menées depuis des années à des degrés divers.

Voilà 5 ans maintenant que la droite est revenue aux affaires, ce sont quatre ans qui n’ont fait qu’aggraver la situation, 4 ans de reculs aussi dans le domaine environnemental, avec un gouvernement qui s’est érigé en syndicat des lobbies de la chasse, des bétonneurs du littoral, de la route, de l’industrie chimique, du nucléaire, des OGM, et qui brille par son inaction face aux changements climatiques et à la crise de l’énergie. 5 ans de contre-réformes.

Cette entreprise de démolition a été menée avec constance, en dépit des oppositions qu’elle n’a cessé de rencontrer parmi les classes défavorisées et une partie des classes moyennes, grandes victimes de cette politique, ce qui montre le peu de cas que ce gouvernement fait de la démocratie. Mais pouvions-nous en douter ?

Lorsque nos dirigeants ne cessent de marteler, jour après jour, et les média derrière eux, que c’est l’économie qui commande et que le politique ne peut rien faire, si ce n’est à la marge, il n’est pas étonnant que la politique suscite une défiance croissante chez le citoyen.

Et pourtant, contrairement à ce que l’on entend souvent, nos concitoyens manifestent en maintes circonstances leur intérêt pour le débat et pour l’action collective.

Et ce, même s’ils le font en dehors des partis politiques et des institutions : ainsi, les banlieues défavorisées ne sont pas seulement des lieux de désespérance, elles témoignent souvent d’une grande richesse d’initiatives.

Ou regardons avec quel “appétit” de débat la société s’est saisie du projet de traité constitutionnel pour l’Europe, ou encore l’intérêt que suscitent les projets d’aménagement et les choix publics qui touchent à notre vie quotidienne.

On parle beaucoup de la crise de la politique. Pourtant, face aux urgences actuelles, nous avons besoin plus que jamais de politique. Ce qui est en cause en réalité, c’est notre modèle étriqué de démocratie représentative qui érige un mur entre “dirigeants” et “dirigés” et qui a peur des citoyens conscients. C’est le politique lui-même qui se discrédite, lorsqu’il s’efface devant l’économie et les experts, censés dicter les seules solutions possibles, en l’absence de tout débat démocratique. Si, en effet, il n’y a qu’une seule réponse possible, s’il n’y a plus de projet, à quoi sert donc le politique ?

Nous ne voulons plus de cette politique-là. Nous voulons donner à la politique le rôle qui devrait être le sien dans la société : donner du sens à notre vie commune, permettre à chacune et à chacun d’entre nous de se retrouver dans une aventure collective. Pour cela, la politique ne peut plus rester le domaine réservé de professionnels de la politique, elle doit être largement partagée : c’est pourquoi les citoyens doivent se réapproprier le pouvoir de décision.

Rendre ce pouvoir au citoyen, c’est d’abord lui assurer une vie décente, car personne ne peut remplir vraiment son rôle de citoyen s’il vit dans l’angoisse du lendemain, c’est reconnaitre sa dignité et sa valeur quelle que soit sa situation. C’est donner à une vie associative riche et indépendante les moyens de se développer. C’est aussi préserver et développer les services publics, en démocratiser profondément la gestion, au plus près des personnes intéressées. C’est refuser que le travailleur perde sa qualité de citoyen lorsqu’il franchit la porte de l’entreprise. C’est instaurer à tous les niveaux la démocratie participative, en permettant à chacun de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent, c’est accepter les débats publics contradictoires sur toutes les grandes questions de société, au lieu de décider dans le secret. C’est démocratiser les institutions de notre République, renforcer la décentralisation en lui donnant des règles claires et les moyens réels de son exercice, généraliser les évaluations des politiques publiques et rendre compte aux citoyens de l’action de ses élu-e-s. C’est enfin aller vers une VIe République par la voie d’un référendum . Il est temps en effet que la parité entre hommes et femmes soit une réalité, que le renouvèlement de nos représentants soit assuré par une limitation drastique du cumul des mandats, que notre Parlement accueille la diversité des opinions grâce à des élections proportionnelles, que les citoyens aient un droit d’initiative législatif auprès d’un Parlement renforcé.

Il est temps enfin que politique rime avec éthique grâce à la réforme du statut pénal du chef de l'État.

Nous voulons promouvoir cette autre conception de la politique. L’approfondissement de la démocratie conditionne aujourd’hui la capacité de la société à maitriser son avenir, au lieu d’être le jouet des forces économiques dominantes.

Septembre 2006